«Djaballah n’avait aucun programme politique»
«Ni le leader du parti El Islah, Abdallah Djaballah, ni personne d’autre ne sera autorisé à parler au nom du parti faute de quoi il sera poursuivi en justice par l’actuelle direction emmenée par Djahid Younsi, le SG du parti, conformément aux nouveaux statuts concoctés lors du congrès électif tenu en juin 2005.»
Ces affirmations ont été prononcées publiquement par le nouveau SG du parti, Djahid Younsi, lors d’une conférence de presse tenue hier à la salle de conférences de la Maison de la presse. Ce dernier, qui était entouré des principaux responsables d’El Islah, a indiqué que la justice algérienne a donné gain de cause aux opposants à la ligne de Djabalah dans le bras de fer qui les opposait depuis une année exactement en interdisant à Abdallah Djaballah de «poursuivre ses activités au sein du parti». Le conférencier a également affirmé que Djaballah est désormais interdit d’activer en tant que tel dans huit autres wilayas ou à parler au nom du parti. Il s’agit, entre autres, des wilayas de Annaba, Alger, Guelma et Constantine. La genèse de l’affaire remonte, à titre de rappel, à l’année passée lorsque les responsables du parti ont constaté «une gabegie totale dans la gestion des fonds propres au parti qui s’élèvent à des milliards».
Selon Djahid Younsi, ce n’est pas là le seul grief retenu contre l’ancien leader du parti. «Nous avons constaté que Djaballah ne possédait aucun projet ou programme politique et qu’il n’hésitait pas à marginaliser les compétences du parti qui faisaient un travail remarquable à l’approche de chaque élection présidentielle ou législative. De plus, il vivait sur le passé et ne possédait aucune vision à long terme.
Il a aussi accaparé le pouvoir et ne voulait rendre compte à personne. Cela s’apparente à un pouvoir personnel. Le matin, il se positionnait comme un opposant et le soir il signait (?) sur une feuille pour qu’on lui permette de parler librement le lendemain», dira-t-il.
Cette accusation a vite fait réagir la corporation qui tentait vainement de savoir le sens exact de cette phrase. Elle n’en saura pas plus.
La montée au créneau de l’actuelle direction d’El Islah, qui rappelle à bien des égards celle déjà tentée par la direction du parti Ennahda qui a réussi à débouter son chef, n’inquiète pas, outre mesure, la nouvelle direction d’El Islah qui estime que les cadres du parti qui sont tous des universitaires n’ont pas attendu Djaballah pour lancer leur mouvement politique, puisque, dira Djahid Younsi, «Djaballah a été le dernier à rejoindre les rangs du mouvement».
Pour l’instant, la direction actuelle, a ajouté Djahid Younsi, a décidé de le «suspendre du parti avant de le faire passer en commission de discipline qui tranchera sur son cas». Les adversaires de Abdallah Djaballah, qui attendent une décision de justice pour récupérer le siège du parti, se réunissent actuellement dans un local prêté par un sympathisant du parti.
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com