
La bibliothèque de Timezrit a abrité au début de ce mois une conférence-débat animée par Kenzi Azzedine, enseignant en socio-anthropologie à l'université de Tizi Ouzou.Le conférencier a traité de deux ouvrages, le premier, une traduction en tamazight, Lmiziria di tmurt n Leqvayel, coécrit par le conférencier avec Chachoua Kamal, des reportages d'Albert Camus Misère de Kabylie parus dans Alger Républicain et le second, un ouvrage posthume, non disponible en Algérie, de Fanny Colonna paru en 2015, La vie ailleurs, des Arabes en Corse à la fin du XIXe.Cette rencontre a été l'occasion pour l'assistance de faire une plongée dans l'histoire de la Kabylie de la fin du XIXe siècle au milieu du XXe siècle. Parlant du premier ouvrage, l'orateur, après avoir évoqué les conditions ayant présidé à la naissance de cette traduction, a expliqué le contenu de l'ouvrage pour dire son importance du point de vue historique.Selon le conférencier, les différents reportages qui composent l'ouvrage La Grèce en haillons, dénuement, les salaires insultants, l'habitat, l'assistance, l'enseignement, santé? poursuivent tous un même but : casser l'image d'épinal en vogue à l'époque, d'une Kabylie laborieuse et heureuse qui rappelle la Grèce antique.Abordant le second ouvrage, il dira que l'essai en question, sorti après la mort de l'auteure, a comme fil conducteur, l'histoire d'un bandit d'honneur, du village Tifra, Sghir nath Touati 18e, qui faisait partie du «dépôt des détenus arabes de Calvi» et qui ont vécu dans cette cité corse entre 1871 et 1903.Le conférencier a signalé que Fanny Colonna s'est déplacée plusieurs fois dans le cadre de ses recherches pour l'écriture de cet essai dans la région, notamment à Tifra, où elle a été accueillie par la famille de Sghir Nath Touati. Les deux communications ont été suivies par un riche débat qui a apporté plus d'éclairage sur les sujets présentés.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : B B
Source : www.elwatan.com