Des crédits bancaires bonifiés seront accordés aux concessionnaires du foncier agricole, selon Rachid Benaïssa.
Chérif Bennaceur - Alger (Le Soir) - Jeudi dernier, au Palais des expositions (Pins- Maritimes), le ministre de l'Agriculture et du Développement rural a indiqué que les concessionnaires qui ont signé les cahiers des charges pourront bénéficier de ces crédits, en attendant leur régularisation. Ces dispositions entreront en vigueur dès la fin mars, indique Rachid Benaïssa. Ce dernier s'exprimait à l'occasion de la célébration de la Journée mondiale de l'eau, placée cette année sous le thème «l'Eau et la sécurité alimentaire » et marquée par l'organisation d'une exposition. Auparavant, Rachid Benaïssa s'est voulu rassurant sur l'accessibilité de la pomme de terre. Selon le ministre, un retour à la normale est attendu dans les prochaines semaines pour les prix du tubercule, après une période de perturbation du système de distribution. Expliquant cette perturbation, Rachid Benaïssa a évoqué les importantes intempéries qui ont empêché les agriculteurs de commercialiser leurs produits. Et dans le contexte où la sécurité alimentaire est assurée, dans le cadre de la dynamique impulsée par le MADR en matière de renouveau agricole et rural, mais aussi grâce à une utilisation, voulue meilleure et rationnelle, des ressources hydriques pour l'irrigation. Une irrigation ciblée intégrale, basée sur des systèmes d'économie d'eau et le recours aux eaux non conventionnelles.
Accroissement des surfaces irriguées
Dans ce contexte, tant Rachid Benaïssa que le ministre des Ressources en eau, qui ont parrainé cette cérémonie, ont relevé l'accroissement, impératif au demeurant, des superficies irriguées, celles devant passer de 900 000 hectares en 2009 et de l'ordre de 1,2 million d'hectares actuellement à 1,6 million d'hectares en 2014. Egalement, l'on note la reconversion de 50% de la sole irriguée actuellement en systèmes gravitaire, 500 000 hectares, en système économiseur d'eau, ainsi que la préservation des systèmes économiseurs d'eau existants sur une superficie de 450 000 hectares. Et cela même si le programme économiseur d'eau reste encore insuffisant (seulement 30% de la superficie en est équipée). En ce sens, le département de Abdelmalek Sellal a engagé l'aménagement de neuf périmètres avec une superficie globale à équiper de l'ordre de 44 000 hectares et le lancement en 2012 de 8 000 hectares. L'on évoque également un effort accentué pour la dotation en eau des périmètres d'irrigation, à travers la réaffectation des ressources conventionnelles provenant des barrages et la réutilisation des eaux usées épurées. Ce qui permettra toutefois, et dans la mesure où la pluviométrie connaîtra une réduction de l'ordre de 5 à 10% à l'horizon 2014, de pouvoir couvrir au mieux la demande en produits agricoles de large consommation. A charge, cependant, d'une implication effective et volontaire des agriculteurs et des opérateurs économiques, une gestion optimale des périmètres d'irrigation ainsi que la mobilisation de toutes les ressources hydriques tant conventionnelles que non conventionnelles. Et dans la mesure où, note le ministre des Ressources, plus de 9 milliards de mètres cubes d'eaux superficielles devaient être mobilisés à l'horizon 2014, contre un volume actuel de près de 7,5 milliards de mètres cubes. L'Algérie dispose de 17 à 18 milliards de mètres cubes de potentialités hydriques, d'un parc de stockage de 70 barrages devant être renforcé par 13 nouveaux barrages en cours de réalisation, et avec 5 milliards de mètres cubes d'eau souterraine dont l'exploitation est voulue mieux rationalisée et préservée.
C. B.
GESTION ET PREVENTION DES RISQUES D'INONDATION
Lancement de cinq modules régionaux d'intervention
La gestion et la prévention des risques d'inondation liés aux intempéries se renforcent, selon le ministre des Ressources en eau. Ainsi, des modules d'intervention sont lancés, sous l'égide de l'Office national de l'assainissement (ONA) à travers cinq grandes régions du pays (trois à Ghardaïa, un à Annaba et un autre à Sidi-Bel-Abbès) pour intervenir en cas d'intempéries. En outre, Abdelmalek Sellal relève que son département et l'Agence spatiale algérienne (Asal) collaborent pour l'élaboration d'une cartographie nationale des régions menacées par le risque des intempéries. Insistant sur la nécessité de renforcer la prévention, le ministre des Ressources en eau n'a pas manqué, néanmoins, de déplorer l'anarchie urbanistique qui sévit actuellement, notamment au niveau des oueds.
C. B.
REAMENAGEMENT DE L'OUED EL HARRACH
Lancement des travaux d'ici quinze jours
Les travaux de réaménagement de l'oued El Harrach à Alger, sur dix-huit kilomètres, devraient être lancés d'ici quinze jours, voire un mois. Selon le directeur de l'hydraulique de la wilaya d'Alger, Smaïl Amirouche, c'est un groupement algéro-sud-coréen qui sera chargé de la conduite de ces travaux en matière de drainage, de traitement des rejets et d'aménagement environnemental et socioculturel. Un marché de gré à gré estimé à 20 milliards de dinars et qui devrait être entériné prochainement par la commission des marchés publics. Notons que la station d'épuration des eaux usées de Baraki voit sa capacité augmenter à plus de 1 million de mètres cubes par jour.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : C B
Source : www.lesoirdalgerie.com