Alger - Revue de Presse

Concerts exceptionnels de Safy Boutella à Alger



La légende continue En l’espace de deux soirées mémorables, le célèbre compositeur algérien a démontré toute l’étendue de son immense talent... «Je dédie ce concert à mon père, celui qui m’a appris la conscience, la droiture, l’amour de l’art et de la patrie», a d’emblée déclaré l’artiste qui venait d’enterrer son père (le colonel Mohamed Rabah Boutella, NDLR), moins d’une semaine plutôt. S’ensuivit alors une surprenante psalmodie de sourate «El-Fatiha» mise en musique. Une note mystique qui donnera bien évidemment du grain à moudre à certains conservateurs «de tous poils». Grâce à un éclairage judicieusement étudié et des effets spéciaux très recherchés, une ambiance de transe se met en place ponctuée aussitôt par une rythmique et une danse «Alaoui» mêlant hip hop et figures du terroir. Globalement, c’est entre tradition et modernité que se situe l’œuvre de Boutella. Devant un Théâtre de Verdure archi-plein, lui et ses invités donneront à un public nombreux de véritables moments de pur bonheur. Intitulé Zerbout, le concert de Safy Boutella semble avoir emprunté ce thème de la toupie, car il est à rechercher dans un jeu enfantin qui n’en demande pas moins beaucoup de dextérité, de créativité et surtout une bonne dose de challenge. Bien structuré, le spectacle de Boutella se voulait comme le reflet d’une longue carrière. Voyant toujours les choses en grand, -une attitude qualifiée par certains de mégalomanie-, Boutella ne justifie pas moins cette exigence par une qualité de son et un éclairage recherché. Cela dit, le «produit fini» livré au public dénote de la grandeur véritable de ce compositeur hors pair. Des tableaux de Medjnoun seront offerts au public avec parfois quarante musiciens sur scène. Ainsi, un orchestre de cordes «franco-algérien» dirigé par Melle Laetitia Ringeval donnera la réplique à Safy durant tout le spectacle. Au même titre que d’autres musiciens français et algériens. On peut citer, parmi ces derniers, de jeunes artistes pur cru qui iront très certainement loin: Hamza Besabass au Naï, Kamel Derramachia au Gombri et Fethi «Toto» Tabouche au Djembé. Concernant les «guest stars» invités dont les noms ont été tenus secrets par Safy et qui aura réservé, ainsi, au public algérois de grandes surprises, il y avait le roi du raï Khaled, le chanteur marocain Abdy, Fadila Chebab, une chanteuse lyrique algérienne, Djamel Allem et enfin, Selma Kouiret resplendissante dans une tenue blanche rappelant la «mariée»... Last but not least, il y avait également une «graine de star» qui s’appelle, une fois encore, Boutella. Oui, Sofia Boutella, la fille de Safy, l’une des plus grandes danseuses Hip hop dans le monde, l’égérie de Nike, Reebok, etc. Celle-ci vient d’achever avec Madonna une tournée mondiale... Bref, pour les Boutella, la légende continue!
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