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Les produits pouvant être fabriqués en Algérie ne seront plus importés. Les opérateurs nationaux devront cependant apporter la preuve qu'ils peuvent répondre à la demande du marché. Le ministre du Commerce espère ainsi faire baisser la facture des importations.Nawal Imès - Alger (Le Soir) - Au nom de la protection du produit national et en vue de la réduction de la facture des importations, le gouvernement va interdire l'importation de produits équivalents à ceux produits en Algérie.
Le ministre du Commerce, qui en a fait l'annonce jeudi, affirme que son département était en train d'élaborer un registre ouvert dans lequel sont enregistrées les demandes de protection formulées par les entreprises économiques algériennes. Ledit registre permettra au département de Benmeradi d'effectuer des enquêtes afin de s'assurer que les opérateurs demandant la protection de leurs produits sont en mesure de répondre partiellement ou totalement à la demande interne dans le respect de la qualité, des prix et de la concurrence. Ce n'est pas l'unique levier sur lequel compte Benmeradi. Il a évoqué jeudi l'intention de son département de relever les droits de douane et le rétablissement des droits de douane et de la taxe intérieure de consommation sur certains produits finis importés.
L'Algérie, dit-il, ne fait pas figure d'exception puisque depuis 2008, beaucoup de pays ont déjà mis en œuvre des mesures protectionnistes directes ou indirectes qui se sont traduites par une baisse du commerce mondial. Le gouvernement propose de mettre en œuvre des mesures de sauvegarde volontaristes destinées à orienter les importations à une tendance baissière permettant de passer d'une facture globale d'importation de 41 milliards de dollars en 2017 à 30 milliards de dollars en 2018. Face aux opérateurs économiques, le ministre du Commerce n'a pas caché son incompréhension de ce qu'il qualifie de «paradoxe algérien» qui a fini par rendre le marché dépendant des importations.
La norme devrait consister à satisfaire la demande nationale à partir d'une production nationale alors que les importations devraient constituer des appoints. Force est de constater que c'est le contraire qui s'est produit en Algérie depuis l'ouverture du commerce extérieur. Il cite à titre d'exemple le secteur de l'agroalimentaire et celui des matériaux de construction qui, en dépit des investissements, ont vu leur contribution à la satisfaction de la demande nationale se rétrécir telle une peau de chagrin.
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