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Il n'y a plus d'Etat dans le pays : le sentiment est de plus en plus partagé au sein de l'opinion depuis la maladie du président Bouteflika qui a favorisé l'émergence de pouvoirs parallèles occultes. Les exemples sont en effet légion, on a vu comment des institutions de l'Etat sont prises en otage par des réseaux d'affairistes tentaculaires et des lobbies puissants qui n'auraient jamais pu exister et prospérer sans des connexions et des connivences avec le pouvoir.Le dernier exemple symptomatique de l'état de déliquescence avancé dans lequel se trouve englué l'appareil de l'Etat nous est fourni par l'incroyable cacophonie dans laquelle a baigné la tenue, cette semaine à Alger, du Forum africain sur l'investissement et les affaires. Les retombées politiques de certains incidents qui ont porté ombrage à cet événement ? que l'on voulait grandiose de par ses objectifs économiques mais aussi politiques ? n'ont pas tardé à se manifester.Le limogeage, dans le sillage de l'événement économique africain d'Alger, du puissant ambassadeur d'Algérie à Paris, Amar Bendjama, qui comptait parmi les intouchables du corps diplomatique, est venu contredire la thèse du patron du FCE, mettant les couacs ayant émaillé l'organisation de ce forum sur le dos de la collaboratrice du ministère des Affaires étrangères.Une chose est sûre : ce qui s'est passé dans la salle au vu et au su des participants nationaux et étrangers, offrant une image désolante de l'improvisation qui a caractérisé la préparation et la tenue de cette manifestation économique, n'est certainement pas pour rassurer et convaincre nos partenaires étrangers, qui sont repartis avec de forts questionnements sur l'exercice et la dilution du pouvoir en Algérie.C'est assurément un mauvais signal donné à l'international et, dans ce cas précis, aux investisseurs africains que l'on cherche à séduire en organisant ces assises dédiées à l'investissement et qui sont censées donner une impulsion nouvelle à la coopération entre l'Algérie et le continent.Au plan interne, le feuilleton de l'organisation du Forum ne semble pas avoir livré tous ses secrets, à en croire certaines sources qui révèlent la mise en branle d'une enquête par la présidence de la République pour situer les responsabilités des dérapages ayant entaché la tenue de cet événement.Ce qui s'est passé est-il le fait d'un amateurisme des organisateurs de ce forum ' Même si c'est le cas, cela n'excuse en rien le grave préjudice causé au pays et aux institutions en termes d'image et de crédibilité ; une responsabilité partagée par toutes les parties, institutionnelles ou non, impliquées à un titre ou à un autre dans la tenue de ces joutes économiques.Y a-t-il des objectifs inavoués derrière le «management» de cet événement pour privilégier des intérêts sectaires et corporatistes, des ego et ambitions personnelles, un clan du pouvoir au détriment de l'intérêt général et national ' Y a-t-il un pilote dans l'avion Algérie ' La question est plus que jamais d'actualité, quand on voit la légèreté avec laquelle sont gérées des questions sensibles relevant de la souveraineté de l'Etat.Quand on apprend que des invités indésirables, considérés comme hostiles à l'Algérie, ont participé au Forum économique africain d'Alger à titre d'invités de marque, prenant en défaut la vigilance de notre appareil diplomatique, c'est que plus rien ne tourne rond dans le royaume Algérie !
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