A quels niveaux la politique d’insertion ?
Que l’on approche la question de l’insertion ou de la réinsertion des jeunes à partir des positions des pouvoirs publics qui doivent en édulcorer la situation, bien que le président ait été d’une grande franchise pour poser justement cette question, ou du côté de l’opposition pour laquelle les jeunes sont en totale déperdition, il n’en demeure pas moins qu’entre ces deux camps, il y a tout de même un dénominateur commun.
Il faudrait redouter les implications d’une marginalisation plus grande des jeunes et la démarche subversive qui est entreprise dans leur direction pour les convaincre qu’il ne se dessine pour eux aucun indice sérieux qui puisse montrer qu’ils doivent avoir de l’espoir, celui d’avoir un avenir chez eux. C’est le même discours qui est d’ailleurs tenu en direction de la jeunesse africaine en véhiculant également l’idée selon laquelle l’Union africaine ne deviendra jamais une entité. L’idée est même véhiculée pour ce qui concerne l’Afrique selon laquelle l’initiative du Nepad est destinée à livrer les richesses africaines aux investisseurs privés, et ce, pour aviver le Forum Social Africain sans que cependant ne soit proposée une alternative. Quelles seraient en Algérie les institutions qui devraient être en charge de la réinsertion des jeunes, quelles seront leurs prérogatives et de quels moyens faudrait-il les doter?
C’est normalement le rôle des institutions d’avoir à innover en la matière sans attendre que le président ne s’exprime à ce sujet. C’est l’affaire de tous, des institutions administratives mais aussi des élus, et plus particulièrement des élus. Quand par exemple une usine ferme dans une région, on ne voit jamais les élus intervenir ou tenter de donner ou d’obtenir des garanties d’une réinsertion des travailleurs compressés, ce qui n’est tout de même pas normal, que cela concerne les élus des partis de l’alliance ou ceux des partis de l’opposition. Qui, outre les collectivités locales, est aussi mieux placé pour s’en occuper? Quand on dit collectivités locales, il s’agit aussi bien de l’administration que des assemblées élues.
Les élus parlementaires sont ceux qui doivent être sur la ligne de front, non pas en terme de contestation, mais de propositions de lois, de marketing pour leurs circonscriptions. Il est certain qu’avec une disparité des revenus, les APC ne sont pas toutes placées à la même enseigne pour définir une politique locale de réinsertion, mais ce sont elles qui devraient se voir doter de budgets et d’une stratégie de mise en œuvre d’une politique en la matière, en complémentarité avec une politique de formation aux métiers qui permettent l’insertion ou la réinsertion.
Bachir Medjahed
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com