Alger - Revue de Presse

Commentaire



Que voulons-nous construire? Cela fait longtemps que l’on ne parle plus de ce que sera l’Algérie. On sait bien ce qu’a été le passé, ce qu’est le présent, mais vers quel futur voulons-nous aller? Il est bien beau de dire que cela ne va pas bien, que nous ne sommes pas dans la bonne direction, mais quelle devrait être celle-ci? Ne pas cibler d’horizon, sauf à le faire vaguement sur la base d’élucubrations, d’incantations qui n’ont rien à voir avec une réflexion collective, ne nous permettra pas d’avancer. Entre la démocratie, la théocratie et le dirigisme politique autoritaire, c’est-à-dire ni démocratie ni théocratie, quel nouvel ordre national voulons-nous construire? Idem pour l’économie; quel modèle voulons-nous cibler et qui puisse être à notre portée?Les partis parlent et exigent comme si nous étions déjà dans une démocratie. Nos opérateurs économiques parlent et exigent comme si nous étions déjà dans une économie de marché, alors que nous sommes dans un système hybride, que cela soit sur le plan du système politique ou du système économique. Quel sera l’état de la démocratie ou du système en vigueur en 2015? Que serons-nous en 2020? Le pouvoir a fixé tous les objectifs pour 2009, qui est l’année de la prochaine élection présidentielle. Serions-nous tentés alors de ne travailler que dans les limites temporelles des échéances électorales? A n’avoir pour raison que l’élection présidentielle et à ne connaître d’échéance que celle-là? Les échéances économiques coïncident-elles avec les échéances politiques? C’est-à-dire, en fin de compte, que nous sommes condamnés à ne pas regarder trop loin et à buter sur un mur. La seule étude que l’on ait connue pour ce qui concerne les projections dans le futur a été celle dont l’élaboration a été parrainée par feu Liabès, étude faite en 1993 pour l’horizon 2005. Et après? Plus rien. L’impression qui prédomine est que les regards ne portent que sur le court terme. Quels sont les équilibres que l’on recherche, les principes qui vont fonder notre futur? Ceux qui, actuellement, apportent leurs appréciations négatives sur le bilan du gouvernement se placent eux aussi sur le court terme. Serait-ce que tous les intérêts sont fixés pour le court terme?
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