Alger - Revue de Presse

Commentaire



Il y a de quoi s’inquiéter ! L’enquête sur l’attentat kamikaze qui a ciblé un cybercafé à Casablanca avance. Elle avance même très bien. Au point où les services de sécurité marocains annoncent l’arrestation pour la seule journée de jeudi dernier, de 18 personnes soupçonnées être liées à cette cellule terroriste qui projetait d’accomplir d’autres attentats visant des cibles économiques de la capitale économique du Maroc, et ce, depuis novembre 2006. Cet acte terroriste, le premier depuis les attentats de 2003 ayant frappé cette même ville, les observateurs le prédisaient depuis un moment car le Maroc est en train de vivre depuis un bon moment une montée en puissance de l’islamisme extrémiste qui inquiète énormément ses partenaires. Occidentaux surtout. L’on voudra pour exemple les multiples arrestations de terroristes d’origine marocaine ayant trempé dans les attentats de Madrid ainsi que le démantèlement de plusieurs cellules terroristes en Europe impliquant aussi des islamistes marocains. Ces rappels sont nécessaires pour dire que le Maroc vit au rythme des menaces des plus radicaux de ses islamistes et si l’on ajoute à cela les intentions plus qu’affichées d’Al-Qaïda d’investir les autres pays du Maghreb, la situation a de quoi inquiéter. Mais voilà, cela ne semble pas être l’avis des autorités du royaume chérifien. Son ministre de l’Intérieur semble plus que convaincu! Pour lui, il n’y a pas lieu de voir dans ce dernier attentat autre chose qu’un acte isolé. C’est vrai que c’est pas bon pour les affaires un pays qui flirte avec le terrorisme. Le propos n’est pas de dire aux Marocains que «nous Algériens, on vous avait prévenus», mais plutôt de dire qu’il est très maladroit de parler d’acte isolé lorsqu’on sait que les cellules terroristes par delà le monde, arabe surtout, coordonnent leurs mouvements. Continuer à le nier est mortel. L’Algérie en sait quelque chose depuis la décennie 1990. Peut-être que les autorités politiques marocaines gagneraient à plancher plus en profondeur sur ce phénomène pour éviter l’isolement sur le plan international du fait d’une situation sécuritaire délicate. Continuer à agiter l’affaire du Sahara Occidental, avec en trame de fond l’implication active ou non d’Alger dans ce conflit, pour détourner les regards des «amis européens», ne peut pas fonctionner éternellement.
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