Alger - Revue de Presse

Commentaire



Pas de questions de sécurité dans le champ politique A chaque fois que se produisent des attentats en Algérie, des analyses sérieuses qui devraient être le produit de l’accumulation des réflexions dans la durée cèdent le pas à des supputations et à des liaisons avec des événements du moment comme si la violence, telle qu’elle s’est imposée à l’Algérie, a toujours été en attente de ce qui se passe conjoncturellement pour se manifester. Il faudrait alors que rien ne se passe pour que ne survienne pas la violence. Cependant, en l’absence de données et de repères à fixer par les autorités pour que leur stratégie soit assez bien comprise, afin de ne pas aller à son encontre pour des raisons d’efficacité des politiques de sécurité mises en œuvre, fatalement, des tentatives d’analyse se font jour, selon la sensibilité ou l’appartenance partisane de leurs auteurs. Et il est pratiquement normal que cela soit ainsi en l’absence d’un cadre traditionnel de réflexion collective où experts civils et professionnels de la sécurité s’engagent dans un partenariat d’analyse stratégique et de prospective. Quels sont les menaces actuelles et les risques futurs? Quelles en sont les politiques de prévention et celles des parades? Qu’est-il attendu des populations et comment obtenir leur adhésion? Pour ce qui concerne les attentats commis en Grande Kabylie, maintenant que les pouvoirs publics avaient décidé, peut-être contraints par l’impossibilité d’en faire l’impasse sur le plan de la communication compte tenu de leur nombre et des cibles visées, d’en faire officiellement part, il est certain que des partis, plus particulièrement ceux dont on dit qu’ils sont au pouvoir, ne manqueront pas de les condamner. Et pourtant, il est du devoir des partis d’en parler, de faire même des propositions devant prendre en charge la dimension «sécurité» dans leurs programmes, sinon à quoi leur servirait-il, ou plutôt à quoi nous sévirait-il, à nous citoyens, de confier notre destinée et celle de notre pays à des partis qui n’ont pas de programme pour protéger les vies et les biens des personnes. Cela semble ainsi compréhensible que la fonction de ministre de l’Intérieur ne fut pas confiée à un parti politique depuis l’interruption des élections et le début de ce qui est appelé la tragédie nationale alors qu’il serait plus que naturel que le titulaire d’une telle fonction émerge du champ politique, ce qui cependant est impossible compte tenu du fait qu’il n’y a pas de véritable champ politique et, en conséquence, de véritables partis politiques.
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