Alger - Revue de Presse

COMMENTAIRE



L’illusion d’une solidarité interarabe En 1973, lors de la guerre dite du Kippour, les pays arabes entrèrent ensemble dans la guerre contre Israël. Cependant, ils en sortirent séparés, faisant reposer le poids de la guerre sur le dernier pays à être concerné par le cessez-le-feu: la Syrie. Ainsi, les sorties en solitaire de la guerre avaient, plus tard, mis en place les accords séparés. Depuis le premier cessez-le-feu, lors de la guerre du Kippour, une tradition était née, à savoir la conviction que les destinées ne sont pas collectives et que finirait par venir le temps du «chacun pour soi», ce qui est le cas présentement. Le président Moubarek, en disant que l’Egypte ne fera pas la guerre, place les pays arabes dans la situation où leur politique extérieure ne devait pas trop être susceptible de leur attirer les foudres d’Israël ou des Etats-Unis. Du moment que l’Egypte a choisi la voie de la paix et de la coopération avec Israël, il est tout à fait normal que les Etats-Unis lui accordent la clause de pays ami, pour ne pas dire allié ou soumis inconditionnellement. Quel pays arabe se considère-t-il encore en guerre contre Israël? Aucun, pas même la Syrie dont une partie du territoire est occupée par Israël, annexée même et qui, depuis l’occupation, compte sur la reprise du processus de dialogue pour récupérer sa souveraineté sur l’ensemble de son territoire. Il se déduit de ces observations que, désormais, la solidarité entre Etats arabes est pratiquement impossible, et que chaque pays arabe sait qu’il n’aura pas à compter sur un autre pays arabe s’il est agressé par une quelconque puissance. Cela explique pourquoi les réformes proposées par l’Algérie pour ce qui concerne le fonctionnement de la Ligue arabe n’étaient pas considérées comme les bienvenues. Cela aurait amené la création d’un Conseil de sécurité arabe et la solidarité dans le cas de l’agression d’un pays arabe par une puissance étrangère.
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