Alger - Revue de Presse

COMMENTAIRE



Le même oui à la loi et à sa révision toujours ça de gagné quand s’opère une prise de conscience pour ce qui concerne l’avenir du pays et donc celui des futures générations, principalement quand il faudrait réintégrer une dose de «patriotisme» dans la révision de la loi, et cela l’est d’autant qu’il s’agit de la loi sur les hydrocarbures. La dose de patriotisme consiste à se dire qu’il faudrait gérer l’avenir de l’Algérie en concevant notre propre avenir en Algérie. Une erreur a déjà été faite quand il avait fallu confier la gestion d’Alger à Nourani qui concevait son propre avenir à Paris puisqu’il avait investi dans la capitale française. Concernant la loi sur les hydrocarbures, on se souvient que le président ne l’avait pas tellement défendue et avait même dit, si nos souvenirs sont bons, qu’»elle nous a été imposée». Le président est revenu sur cette loi dans ses dispositions les plus importantes, et cela est tout à son honneur puisqu’il avait pris le temps de bien l’étudier par la suite. Le problème se trouve chez les députés et ceux dont on dit qu’ils soutiennent inconditionnellement le président. «Dhalem aou medhloum». Il va leur falloir maintenant dire, soutenir et argumenter que la révision de la loi est un acte patriotique ‘souverainiste’ et nationaliste, tout à fait ce qu’ils disaient l’année passée pour soutenir ce qui est contraire. Le président a-t-il besoin qu’on le supporte inconditionnellement, même s’il faut osciller comme le pendule entre deux contraires? On serait forcé ainsi de dire que le soutien seulement verbal, gestuel, sans conviction, place le programme du président ainsi que les réformes dans une situation de péril car les relais ne sont pas fiables. Le président a besoin qu’on lui dise ‘oui’ ou qu’on lui dise ‘non’, en toute franchise, en argumentant, et non pas en disant toujours ‘oui’, croyant que cela fait partie de sa propre mission.
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