Alger - A la une

Comment relever le défi



Comment relever le défi
Un bel exploitLa datte algérienne résume à elle seule toute la problématique de l'exportation et la valorisation des produits agricoles algériens.Des fruits et légumes algériens exportés vers la Russie. L'information a fait la une de la presse nationale en cette année 2016. Un bel exploit qui reste cependant «informel».Le défi à relever est donc de perpétuer ces exportations. Mais comment' C'est la question sur laquelle s'est penchée, hier, la fondation Filaha innove et Algex, au siège de cette dernière où s'est tenue une conférence.La pléiade d'experts qui a animé les débats a d'abord mis en évidence le fait qu'une telle opération ne peut se faire à titre individuel.«Les agriculteurs ne peuvent exporter à titre individuel. Ils doivent se regrouper dans des entreprises spécialisées dans l'exportation», ont-ils soutenu, avant d'entrer dans les détails. «Il faut que ces entreprises établissent un cahier des charges, et instaurent des normes à suivre. Aucun produit ne pourra passer les frontières sans la normalisation», a fait savoir Mounir Abdelwaheb, expert en certification «C'est le passeport de l'exportation», a-t-il ajouté. «Cette normalisation passe par une certification, la mise en place des standards et même une labellisation», assure le même expert en soulignant que chaque pays a des normes spécifiques. «Il faut donc que l'explorateur s'adapte aux normes mises en place par le pays vers lequel ils veulent exporter. Mounir Abdelwaheb résume de ce fait qu'«une vraie exportation passe d'abord par un bon étiquetage, un emballage aux normes, une calibration de ces produits, un taux de radiation aux normes internationales», insiste-t-il avant que Naceri Bey ne prenne le relais.Le président de l'Anexal fait savoir qu'une partie de la pomme de terre exportée vers la Russie a été «refoulée». «Elle ne répondait pas aux normes notamment en ce qui concerne les radiations chimiques», a-t-il révélé. «On n'a pas une maîtrise des produits chimiques. On est au niveau zéro. On est loin des normes», a-t-il attesté. En plus du problème de qualité, il dénonce aussi celui de la quantité. «On est encore dans un marché informel. Les quantités destinées à l'exportation ne sont pas régulières. On ne peut construire un réseau d'exportation sans assurer une continuité.La rupture c'est le pire ennemi des réseaux internationaux», fait-il savoir. Pour Nasri Bey, la datte algérienne résume à elle seule toute la problématique de l'exportation et la valorisation des produits agricoles algériens à l'étranger. «C'est un produit exceptionnel, mais pas bon à l'export. Il a un taux d'infestation de 30% contre 3% pour les produits internationaux», a-t-il affirmé. «La Deglet nour algérienne est sous-évaluée à l'international parce qu'elle ne répond pas à ces normes alors que c'est un produit d'un goût exceptionnel», fait-il remarquer. Il conseille dans ce sens aux agriculteurs qui veulent exporter de faire une analyse des besoins du pays qu'ils visent. Il demande aussi aux autorités de différencier les terres destinées à l'exportation et celles destinées à la consommation locale. «J'ai proposé aux autorités de dégager un million d'hectares destinés à l'exportation», a-t-il témoigné. La promotion de nos produits agricoles a aussi été mise en avant par les intervenants. C'est d'ailleurs l'un des objectifs du Salon Sima-Sipsa qui doit se tenir du 4 au 7 octobre prochain aux Palais des expositions (Safex), au Pins maritimes à Alger. Plus de 600 participants sont attendus dont 31 pays étrangers.L'objectif étant de conquérir l'Afrique qui sera présente en force...
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)