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Comment promouvoir le "made in Algeria" à l'international '



Comment promouvoir le
Les entrepreneurs, dont les produits, de par leur qualité, peuvent être compétitifs à l'international, se plaignent des difficultés qu'ils rencontrent et du manque d'aide et d'accompagnement des pouvoirs publics.Qui ne sait pas que "deglet nor", la meilleure datte au monde, est siphonnée par les exportateurs tunisiens, qui, moyennant un nouvel emballage, est vendue à Paris, Londres et Newyork sous le label "made in Tunisie" ' Personne n'ignore non plus le savoir-faire de la SNVI, de Cosider (dépossédée d'un marché en faveur d'une firme étrangère), de l'ENGEOA et de Civatal qui ont fait leur baptême de feu sur le marché international, notamment en Afrique et dans certains pays d'Europe.Le premier ministre, lors de ses multiples visites d'inspection, exhorte les opérateurs algériens, publics et privés, d'aller à la conquête des marchés internationaux.C'est chose aisée en théorie, mais dans les faits, ces mêmes opérateurs sont confrontés aux nombreuses tracasseries bureaucratiques. Aujourd'hui, dans la situation de crise économique qui nous frappe de plein fouet, le ministère du Commerce envisage d'organiser en 2016 un salon exclusivement dédié aux exportations, pour chercher les moyens à même de booster les exportations hors hydrocarbures. "Nous espérons tenir, en 2016, un salon dédié aux produits exportés par l'Algérie. Ce sera une opportunité pour parler des difficultés auxquelles font face les exportateurs et des solutions que nous pourrions apporter à ces problèmes", a déclaré le ministre à l'occasion de la cérémonie de clôture de la 24e Foire de la production nationale.Avec 2,8 milliards de dollars, les exportations algériennes hors hydrocarbures n'avaient représenté que 4,4% des exportations globales du pays en 2014, selon les chiffres des Douanes. Pour sa part, le directeur général des Douanes estime que le traitement rapide des marchandises destinées à l'exportation à travers les facilitations décidées dans le plan stratégique des Douanes, contribue à l'augmentation du volume des exportations hors hydrocarbures et à la diversification des recettes de l'Etat. Outre les contraintes bureaucratiques, les infrastructures portuaires ne sont pas pour faciliter les transactions avec l'extérieur.Pour beaucoup d'historiens et de spécialistes du commerce maritime, depuis l'antiquité, le port a de tous temps été perçu et considéré comme une ouverture sur le monde extérieur et un poumon économique du pays à fort potentiel d'échanges commerciaux et civilisationels avec le monde extérieur. Paradoxalement, l'Algérie, de par sa position géographique stratégique, avec plus de 1200 kilomètres de côtes sur la Méditerranée et de l'explosion extraordinaire de sa population et de ses besoins en échanges commerciaux extérieurs (en moyenne 60 milliards de dollars pour les seules importations durant le dernier quinquennat) ainsi que de ces capacités financières appréciables, s'est contenue dans les limites des infrastctures portuaires, désuètes et obsolètes, héritées de l'ère coloniale durant les années trente.Par ailleurs, selon une récente étude du réseau Anima portant sur le développement des infrastructures portuaires en Méditerranée, l'Algérie cumule les mauvais points, se situant bien loin derrière Maroc, la Tunisie et l'Egypte.Pour certains experts, "plus que les coûts du transport maritime, la faiblesse de la logistique et la lenteur des procédures administratives constituent un sérieux frein au développement des opérations de commerce extérieur en Algérie. Tant au plan des infrastructures et des services que des procédures administratives. L'Algérie se positionne, d'ailleurs, en bas du classement".A. H.


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