Double menace! Alors que l'Algérie n'est pas sortie de la vague du variant Delta, celle de l'Omicron pointe le bout du nez.«47 nouveaux cas du nouveau mutant ont été détectés», a annoncé, vendredi soir l'institut Pasteur d'Algérie (IPA) dans un communiqué. «Il s'agit de 29 cas de la wilaya d'Alger, 6 de la wilaya de Béjaïa, un de la wilaya de Bouira, représentant des personnes ayant été en contact avec des cas confirmés précédemment et 11 de la wilaya de Constantine cancernant des personnes de retour de voyage de France, de Turquie et du Royaume-Uni», souligne l'IPA, «ce qui porte le total des cas confirmés de ce variant à 63», ajoute la même source. Quand on connaît les moyens «limités» de séquençage du virus, dont dispose le pays, on peut imaginer que le nombre de malades atteints par l'Omicron est beaucoup plus important. Il sera appelé à «grossir» encore plus les prochains jours avec la forte contagiosité qui caractérise ce nouveau variant. Il s'agit du deuxième virus le plus contagieux de l'univers, après celui de la rubéole. On parle d'une personne qui peut en contaminer 100, ce qui est deux fois plus que le Delta. C'est ce qui explique l'explosion du nombre de cas à travers le monde. Les spécialistes estiment que ce variant va vite devenir le plus répandu dans le pays. Il engendrera une explosion du nombre de cas en Algérie. L'on risque d'avoir des dizaines de milliers, voire des centaines de milliers, de cas par jour. Rien ne dit qu'il ne s'agit pas de cas graves, car, si dans les pays occidentaux, les patients admis en REA et les morts n'ont pas atteint des niveaux alarmants, c'est qu'une grande majorité de leur population est vaccinée. Or, chez nous on n'a même pas dépassé 15% de la population totale. Nous n'avons pas une digue immunitaire suffisante pour nous éviter une grande catastrophe. Il se peut donc que les effets de l'Omicron soient aussi graves que ceux des autres variants sur une population avec un faible taux de vaccination. De plus, il faut savoir que plus il y a de contaminations, plus il y aura des hospitalisations et des cas graves, ce qui engendrera également une flambée des décès. Il y a aussi le fait que la 5e vague (Omicron), risque d'arriver en même temps que le pic de la 4e (Delta). Il faudra gérer les patients atteints par ce qui était appelé le variant indien, sachant qu'ils ont de gros besoins en oxygène et, surtout, mettent plusieurs semaines à se rétablir. Les établissements hospitaliers risquent d'être très vite submergés. Les places seront de plus en plus chères. Pour de nombreux experts, il y a même un risque d'effondrement de notre système de santé. Sera-t-il capable de résister face au tsunami qui arrive' Comment faire pour éviter l'hécatombe' Le respect des gestes barrières et la vaccination demeurent, pour le moment, nos seules «armes» face à cet ennemi invisible. Les participants aux Assises nationales de la santé, qui se sont ouvertes, hier, à Alger, doivent trouver la «recette» qui permettra d'inciter les citoyens à se faire immuniser. Ils devront aussi mettre en place un plan qui évitera l'effondrement de notre système sanitaire. C'est le grand défi de l'heure...
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Walid AIT SAID
Source : www.lexpressiondz.com