Les dirigeants maliens se succèdent à Alger, depuis quelques semaines, pour voir ce qu'il y a lieu de faire pour sortir de cette crise inextricable dans laquelle le Mali est plongé depuis le coup d'Etat. Perte d'autorité sur le pays, récessions au nord, invasion des mouvements djihadistes qui occupent toute la région du Nord, etc., le nouveau pouvoir à Bamako est pris dans un tourbillon qui risque de l'emporter si, d'ici quelques semaines, rien n'est fait par la communauté internationale, avertissent les observateurs.
Les Maliens veulent prendre la mesure des risques d'une intervention militaire, envisagée par la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) et encouragée par la France, et qui semble, à vrai dire, inéluctable. De son côté, l'Algérie ne peut que se conformer aux décisions de la communauté internationale sur cette question ' comme vient de le rappeler Abdelkader Messahel lors de son entretien avec le ministre malien des Affaires étrangères en visite à Alger ', mais tout en insistant sur une solution qui ne sorte pas du cadre de la préservation de l'unité nationale et de l'intégrité territoriale de ce pays. Parce qu'il n'est pas à exclure que certaines puissances occidentales, exerçant de l'influence sur Bamako, veuillent imposer cette option de partition comme solution ' facile mais dangereuse ' qui ne fera, en fait, qu'aggraver la crise, en l'étendant à d'autres pays de la région.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : M A
Source : www.lnr-dz.com