L'ancien secrétaire général du FLN a joué un rôle important dans la construction et la consolidation de l'ex-parti unique.
Commémorant le 10e anniversaire du décès de Chérif Messaâdia, ancienne figure emblématique de l'avènement du parti unique (FLN), de nombreux compagnons du défunt ont tenu hier à lui rendre un vibrant hommage au Cercle des moudjahidine à Alger. Saïd Abadou, secrétaire général de l'ONM, a mis en exergue la période de la création du front du Sud en 1961, où Chérif Messaâdia a participé à la mobilisation des habitants du Sud pour contrer le projet colonial qui visait la séparation du Nord et du Sud algériens, afin de continuer à exploiter les richesses naturelles du pays, d'où «le niet catégorique», des Touareg à leur tête le défunt Hadj Akhamokh qui a donné une véritable leçon d'attachement à l'unité des Algériens. Abderrezak Bouhara, Salah Goudjil, Larbi Zoubeiri, Kamel Bouchama et d'autres ont évoqué successivement la mémoire de Chérif Messaâdia, qui a laissé derrière lui des questionnements qui restent sans réponse à nos jours, selon les conférenciers. Par ailleurs, Chérif Messaâdia était aux côtés des inoubliables défunts Mohamed Khider, Kaïd Ahmed et le colonel Chabani, lequel à ce jour interpelle la conscience des Algériens. Des témoignages et des révélations à demi-mot sur la période du «Complot des colonels» où les prémices de graves divergences qui ont emporté le colonel Chabani exécuté, dont Chérif Messaâdia, était témoin de cette période charnière dans l'Histoire nationale. Par ailleurs, les conférenciers ont souligné la période de son passage à la tête du FLN. «Messaâdia était d'une rigueur remarquable dans la gestion du budget de fonctionnement du FLN à l'époque du parti unique», selon les intervenants. Salah Goudjil, un des membres redresseurs du FLN et compagnon de longue date, a déclaré: «Beaucoup de choses ont été dites contre lui au temps du parti unique. Mais ce n'est pas vrai», dit-il. Le défunt Chérif Messaâdia, «n'est pas concerné par la consécration des articles 120 pour obliger les postulants aux postes supérieurs de l'Etat de faire partie du FLN. Il ne faisait qu'exécuter les ordres», a révélé M.Goudjil. Qualifiant la commémoration de grand événement qui passe inaperçu, les compagnons de Chérif Messaâdia ont tout de même mis en valeur la lutte de Cherif Messaâdia, durant la Révolution algérienne (1954-1962), ainsi qu'au sein du parti unique jusqu'à juin 2002. «Beaucoup d'argent est dépensé mais très peu d'investissements ont été enregistrés dans la réhabilitation des mémoires et de l'histoire du pays», a déploré Kamel Bouchama.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Amar CHEKAR
Source : www.lexpressiondz.com