Mouloud Feraoun, 45 ans depuis son assassinat
L’Algérie tout entière se préparait à un immense rendez-vous de son histoire: l’Indépendance nationale après sept années de guerre totale contre l’occupant français. Nous sommes en mars 1962. Les négociations à Evian, en Suisse, entre la direction de la Révolution et les représentants du gouvernement de De gaulle, avaient atteint leur vitesse de croisière et devaient être conclues par un accord le 19 de ce mois. Mais le 15 mars 1962, quatre jours avant cette date où les pourparlers allaient aboutir, couronnés par un cessez-le-feu, tombait l’un des valeureux enfants de notre pays, l’écrivain Mouloud Feraoun. Il sera assassiné avec ses cinq collègues par un groupe de criminels de l’Organisation de l’Armée Spéciale (OAS). Les martyrs, tous des enseignants, sont surpris en pleine séance de travail, au centre pédagogique de Ben Aknoun, par leurs assassins qui les exécuteront. Max Marchand, Ali Hamoutène, Salah Aoudia, Etienne Basset, Robert Aymaret et Mouloud Feraoun payeront de leurs vies pour que l’école algérienne connaisse la liberté. Ce jour-là, l’auteur du Fils du pauvre fut froidement abattu, à onze heures du matin, victime de la haine. La Terre et le Sang, Le Fils du pauvre, Les Chemins qui montent et son Journal sont les œuvres majeures de ce grand écrivain qui considérait que les «Fouroulou indigènes» n’ont d’autre alternative que l’instruction pour échapper à la condition de leurs pères d’être fellahs ou émigrés. Mouloud Feraoun était né le 8 mars 1913 dans une famille modeste de paysans, au village de Tizi Hibel des Ath Douala, dans la wilaya de Tizi-Ouzou. C’est dans son village natal qu’il reçut les premiers rudiments de l’instruction avant d’obtenir, en 1928, une bourse pour le collège de Tizi-Ouzou, et d’être reçu, en 1932, au concours d’entrée à l’Ecole Normale de Bouzaréah (Alger).
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com