
Résumé : Nabil parle de sa vie... De son mariage, de ses enfants... Il croyait être heureux avec Wafa. Cette dernière avait pris une année sabbatique pour s'occuper de la petite dernière... Elle sortait beaucoup, faisait du shopping, et embellissait... Un petit voyage leur permettra de se retrouver...Quelques années passent... Nabil découvre que sa femme le trompait.Nawel demeure un moment interdite, avant de demander d'une petite voix :-Et... Et comment t'en es-tu rendu compte '-Voilà une bonne question. Comment je m'en suis rendu compte ' Eh bien, par hasard bien sûr... Je rentrais à la maison un peu plus tôt que prévu, et j'ai découvert une scène des plus choquantes : ma femme avec son amoureux dans ma propre chambre ! Ils ne m'avaient même pas entendu entrer !Nawel avait la respiration coupée. Elle avait vécu une trahison, mais ce qu'elle venait d'entendre la laissa pantoise.Nabil poursuit :-Cette relation durait depuis des années... Des années avant que la vérité n'éclate toute nue, devant mes yeux.Il prend une serviette et essuie la transpiration qui coulait de son visage. Nawel ressentait l'émoi qui s'était emparé de son être. Elle voulait lui demander d'arrêter son récit, mais sa curiosité était bien plus forte. Elle attendit alors patiemment qu'il reprenne ses esprits et son calme pour poursuivre :-Le plus beau c'est qu'à ma vue, l'homme bondit et ouvrit la fenêtre toute grande avant de sauter à l'extérieur... Nous habitions un petit pavillon dont le rez-de-chaussée donnait sur un jardin... Wafa, surprise, se leva et rasa les murs pour sortir de la chambre, mais je lui barrai la route. Elle se jeta alors à mes genoux et me supplia de lui pardonner... Elle sanglota, et me demanda de ne pas ébruiter sa trahison afin de préserver les enfants de tous les maux qui pouvaient en découler. Elle reconnut ses torts et me dit qu'elle était prête à faire ce que je lui demanderai... Je ne savais plus si je respirais où si les battements de mon c?ur qui résonnaient contre mes tempes étaient réels. Peut-être étais-je mort quelques secondes ' Je voyais comme à travers un voile ma femme à genoux devant moi, les affaires éparses dans la chambre, et la fenêtre grande ouverte... Le lâche n'avait même pas eu le courage de m'affronter ou de défendre celle qui a bradé son honneur pour lui... Il s'était volatilisé. Je me laissais tomber sur une chaise... Mon esprit travaillait à mille à l'heure... Je pensais aux enfants... À la famille... À ma mère... Wafa sanglotait toujours et me demandait pardon... Elle s'approcha de moi, mais je la repoussai violemment... Aveuglé par le mépris que je ressentais maintenant envers elle, je ne voulais même pas la toucher...Quelqu'un d'autre l'aurait tout simplement tuée pour laver son honneur... Moi, je pensais aux enfants et aux conséquences qui découleraient d'un tel acte... Non ! Je ne voulais pas que Nazim et la petite Malia payent le tribut de l'inconscience et de la trahison. Je prends mon téléphone pour demander à ma mère d'aller récupérer les enfants de l'école et de les garder chez elle. Des heures durant, je demeurais prosterné sur mon siège. Wafa ne bougeait pas non plus. Elle était à genoux et ses cheveux couvraient son visage baigné de larmes.La nuit était tombée depuis longtemps. Elle relève enfin la tête et me regarde avant de s'approcher de moi... Mais plus prompt je bondis sur mes jambes et me mets à la gifler à toute volée et sans pitié. Entraîné par la ranc?ur, mon amertume et mon désarroi, je ne m'arrêtais que lorsque ma main commençait à devenir douloureuse. Wafa criait et tentait de s'enfuir, mais je la rattrapais et tapais encore et encore. Elle s'affale inerte sur le sol... Je me rendais compte alors qu'elle saignait... Elle faisait une hémorragie... Ses yeux étaient clos, et la salive écumait aux bouts de ses lèvres... Je crus qu'elle agonisait... J'étais prêt à reconnaître mes actes au cas où elle trépassait. Mais j'eus tout de même la présence d'esprit d'appeler les secours. Quelques heures plus tard, j'apprends qu'on avait dû procéder à un avortement mais qu'elle était hors de danger...La nouvelle me glace les os... Un avortement ! Ma femme était enceinte... ! De qui donc ' Quelqu'un s'approche de moi pour me dire quelques paroles réconfortantes, avant de demander :-Votre femme avait des contusions sur le corps et des ecchymoses... Que s'était-il passé ' Vous l'avezbattue 'Je relève les yeux vers mon interlocuteur et reconnut un policier... La direction de l'hôpital avait dû signaler le cas de cette femme qu'on ramenait en pleine nuit et qui avait perdu son bébé parce qu'on l'avait violentée...Je regarde le jeune inspecteur... Il portait une alliance à l'annulaire gauche... Il était marié... Sa femme le trompait-elle lui aussi... ' Des questions insensées se bousculaient dans ma tête... Je repris le dessus sur mes émotions pour répondre :-Oui, inspecteur... Je l'ai battue... J'ai battue ma femme... Ne me demandez pas pourquoi.(À suivre) Y. H.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Hanane Yasmina
Source : www.liberte-algerie.com