
Patrimoinen C'est à Stéphane Gsell archéologue et historien français né le 7 février 1864 à Paris, passionné par l'histoire de l'Afrique romaine et plus particulièrement de l'Algérie romanisée que nous devons ces pages de l'histoire du passé algérien.Passé et présent se joignent ici, sous la bienveillance du mont Chenoua visible à des kilomètres à la ronde. Eternel gardien de ses terres et de la mer, il veille, infatigable, sur son illustre contrée. Des universitaires à la retraite, d'autres non, s'organisent au gré de leur emploi du temps pour des sorties culturelles sur de nombreux sites autour de la wilaya d'Alger. Initiées par Saadia Serguine, les échappées autour d'un pique-nique regroupent une dizaine de personnes entre enseignants et leurs conjoints. Saadia Serguine, cette historienne dont nous avons déjà parlé dans les pages du journal, le bout-en-train de l'équipe, a jeté son dévolu sur Tipasa et son histoire millénaire. Avec la présence de Mohamed -Cherif Hamza, archéologue et mosaïste, natif de Cherchell et maître de conférence à l?université de Ain Allah, la visite sur site a été constructive pour beaucoup. Saadia Serguine, avec sa soif de donner un peu de son savoir, de sa personne, a même apporté une cartographie, des plans et des images donnant plus de poids à cette virée du vendredi. Tipasa, 10 heures du matin. A quelques kilomètres de l'entrée de la ville, une pause-thé entre champs de culture, prairies et mer. Pourquoi la merest-elle d'un bleu si intense à Tipasa comme nulle part ailleurs en Algérie ' Les petits restaurants aux terrasses à ciel ouvert, bordant l'allée centrale conduisant vers le site archéologique et la ville antique sont prêts pour recevoir le touriste. Souvent pour certains situés sur des sites archéologiques, ce qui révolte quelques touristes. Les étals de vente de souvenirs, achalandés de toutes sortes de cadeaux à offrir font des clins d'?il au client. Le printemps installé, les vacances scolaires entamées, Tipasa est une destination privilégiée. «C'est la période qu'il faut, pour venir, le printemps est éphémère chez nous. Ensuite, avec l'installation des grandes chaleurs, il fera trop chaud pour la visite du site» déclare cette enseignante- chercheuse. Plus loin, vers Damous une des communes de la daïra, la lavande en fleurs attend d'être cueillie?L. N. Origine des villas romainesA l'époque romaine on distinguait souvent deux sortes de résidences, la villa rustica et la villa urbana. Concernant la première habitation, comme son nom l'indique, est une exploitation modeste sans aménagement luxueux, puisque destinée aux travaux agricoles. La seconde, réservée à la résidence du maître située au centre des terres agricoles, était érigée dans le style classique des villas de personnes riches. On y accédait par un portique débouchant sur une cour intérieure ou patio, souvent le propriétaire y installait des bains chauffés. La villa maritime complète la série d'habitations romaines . Logement de villégiature on l'édifiait sur les plus beaux endroits du littoral.L. N.Notion de certains vocables usités à l'époqueEchoppes?: tabernaeVestibule d'entrée?: faucesBassin recueillant les eaux de pluie?: impluviumAtrium?: salle de réunion ou tablinium Salon?: ?cus,Salle à manger?: triclinium Chambre à coucher?: cubiculaChapelle domestique?: larariumJardin?: hortus.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : L N
Source : www.infosoir.com