Sourire éclatant, petite voix doucereuse, il est difficile de voir en, Djaouida Lefqir, un commandant de la Gendarmerie nationale. Et pourtant, elle a été la première à tenter l?aventure sous l?uniforme vert en devenant en 1985 la première femme gendarme. Ce n?est qu?en 2003 qu?elle a été suivie par d?autres femmes qui ont vu en sa personne un exemple à suivre. A 45 ans, mère d?une fillette de 13 ans, Mme Lefqir est fière de raconter ses premiers pas dans la gendarmerie. « J?ai d?abord été recrutée en 1982, suite à quoi j?ai passé trois ans de formation à l?ENITA pour sortir avec un diplôme de technicien supérieur en électronique. On m?a mutée à la gendarmerie », nous dit-elle. Fille de chahid, Djaouida Lefqir a trouvé naturel d?intégrer un corps militaire : « Dès les premiers jours, on m?a acceptée dans ce corps. Je n?ai pas été victime de discrimination. Il faut savoir qu?au niveau de ce corps militaire, il n?y a pas d?officier homme ou femme, mais un officier tout court. » Même si son premier rêve a été de devenir journaliste, le sort a voulu qu?elle devienne gendarme sous les encouragements incessants des membres de sa famille. Elle a pu toutefois allier les deux rêves en devenant à la fois commandant de la gendarmerie et chef de bureau presse et relations publiques au niveau du commandement de la Gendarmerie nationale. Mère de famille exemplaire, Djaouida Lefqir arrive à allier ses deux missions. « J?ai aidé à convaincre beaucoup de jeunes filles à venir à la gendarmerie. Et après leur recrutement, elles me demandent conseil et je suis toujours là pour les guider. »
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Nadjia Bouaricha
Source : www.elwatan.com