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Colloque international à El-Hamma L'Afrique aujourd'hui avec Fanon



Colloque international à El-Hamma L'Afrique aujourd'hui avec Fanon
'Frantz Fanon s'est toujours intéressé à l'Afrique, avant 1954. Mais, c'est au contact de la Révolution algérienne qu'il a pris conscience de la faiblesse de l'aptitude de la négritude, qu'il avait défendue. Fanon a compris la nécessité de s'engager dans la Révolution et l'Afrique était son engagement". Ces propos ont été tenus, hier, par Réda Malek, en marge du colloque international 'L'Afrique aujourd'hui et Fanon", qui se tient à la Bibliothèque nationale d'El-Hamma, à Alger. L'ancien Chef du gouvernement a ajouté que Fanon, 'né Martiniquais et mort Algérien", a continué à prêcher la Révolution dans les autres pays africains, en notant plus loin : 'C'est à peu près cela le message de ce colloque". De son côté, l'ancien archevêque d'Alger, Mgr Henri Teissier, a confié à certains médias que l'ancien psychiatre à l'hôpital de Blida, 'a rejoint la Révolution algérienne, de façon normale". Seulement, observera-t-il, le fait que Fanon ait été 'quelqu'un qui n'était ni Arabe, ni musulman, ni Algérien", avait 'donné une dimension nouvelle à la Révolution" et permis de 'réinterpréter le message de cette Révolution". Un message qui, désormais, ne saurait plus se limiter au seul 'patrimoine arabo-musulman".
Pour Mgr Teissier, la Révolution algérienne était 'un signe pour l'ensemble des pays", en particulier pour les pays africains et du Sud qui, qui 'avaient besoin de ce message".
L'homme de foi a, en outre, parlé de la 'compétence" du psychiatre, mettant en exergue la réflexion de Frantz Fanon 'sur les blocages psychologiques pouvant être générés par la colonisation".
Organisée par le Centre national de recherches préhistoriques, anthropologiques et historiques (Cnrpah), en collaboration avec le ministère de la Culture, la manifestation d'El-Hamma, la quatrième du genre depuis 2009 et qui durera trois jours, a vu la participation d'universitaires, de psychiatres, d'écrivains, de militants et de militantes de la guerre de Libération nationale, mais également de chercheurs nationaux et ceux venus des quatre coins du monde, pour témoigner du 'rayonnement de la pensée de Frantz Fanon" et de sa 'voix pour l'Afrique".
Dans leurs interventions, les organisateurs du colloque ont tenu à rappeler que plus d'un demi-siècle après les analyses de Fanon, 'nombre de pays africains sont loin d'avoir pris, de manière assurée, le chemin de la construction de sociétés susceptibles (...) d'offrir à leur peuple une économie génératrice de vraies richesses (...) et aussi un niveau significatif de justice sociale". Ils ont aussi reconnu qu'au cours de cette dernière décennie, 'on s'est rendu compte de l'importance de Fanon et de la portée internationale de ses travaux".
Par ailleurs, le directeur du Cnrpah a informé du don qu'a fait dernièrement Olivier Fanon, le fils du militant anticolonialiste, à son organisme, à savoir la remise de la totalité de la bibliothèque de ses parents, Frantz Fanon et Josie Fanon, qui est constituée de 1 400 ouvrages. À travers ses travaux, ses écrits et sa réflexion, 'Fanon a laissé une feuille de route", a déclaré Olivier Fanon, présent au colloque.
Il a estimé que les mêmes ingrédients sont présents que ceux d'il y a 50 ans ou plus, avec cette fois 'une cadence infernale", prouvant ainsi les capacités d'anticipation de ce chercheur qu'était F. Fanon. 'La relecture de son 'uvre nous submerge dans une actualité proche et immédiate", a-t-il révélé, tout en réaffirmant que 'la liberté n'est pas une chimère".
H. A
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