Alger - A la une

Colère et indignation de la population



La mort d'une septuagénaire et de son fils de 34 ans, à l'hôpital Frantz-Fanon de Béjaïa, suite à leur contamination au coronavirus, a suscité la colère et l'indignation de la population. Et pour cause. Il aura fallu attendre une semaine après leur hospitalisation pour avoir les résultats des analyses effectuées par l'Institut Pasteur d'Alger (IPA), qui ont finalement confirmé la contamination des deux victimes au Covid-19. Le retard enregistré dans l'annonce des résultats des prélèvements a soulevé une vive polémique sur les réseaux sociaux.De nombreux internautes ont critiqué les autorités locales, notamment les responsables de la santé, pointant du doigt leur responsabilité directe dans la mort du jeune Boubekeur Imloul et de sa mère. En fait, à l'origine de cette polémique, l'arrêt de l'activité du laboratoire de dépistage de la faculté de médecine de l'université. Cela fait une semaine que ce laboratoire d'analyses dédié au Covid-19 est à l'arrêt en raison d'une rupture de stock des kits d'extraction.
Le premier quota alloué par l'Institut Pasteur à Béjaïa étant épuisé, nous a fait savoir une source proche de la Direction de la santé et de la population (DSP). Notre source affirme, toutefois, que les responsables du centre hospitalo-universitaire de Béjaïa viennent de passer une commande pour l'acquisition d'un quota de 500 kits d'extraction qui devraient être réceptionnés dans les prochains jours. Par ailleurs, nous avons appris que les autorités de la wilaya ont procédé à l'aménagement d'un nouveau centre d'isolement pour les personnes atteintes du Covid-19 au niveau du château de la comtesse d'Aokas. Ce centre de confinement a été doté de moyens humains et matériels nécessaires, dont des équipes médicales et paramédicales, trois ambulances médicalisées?
En attendant la mise en service du nouvel hôpital de Souk El-Tenine, les responsables de la wilaya se sont rabattus sur ce joyau architectural, situé à l'entrée de la station balnéaire d'Aokas, afin de combler le déficit en matière de structures hospitalières.

KAMAL OUHNIA
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