Alger - A la une

Colère chez les blouses blanches



Les enseignants chercheurs hospitalo-universitaires, les praticiens de santé publique et les paramédicaux ont appelé à une journée de protestation nationale, pour aujourd'hui. Les blouses blanches observeront des rassemblements, au sein des structures de santé, à partir de 10h, pour dénoncer, entre autres, les conditions socioprofessionnelles des travailleurs de la santé et le non-versement de la prime Covid-19, gelée depuis le mois de mars dernier. L'intersyndicale menace de durcir son mouvement en cas de la non-satisfaction de ses revendications.Salima Akkouche - Alger (Le Soir) - Ebullition sur le front social. Après les enseignants, c'est au tour des blouses blanches de manifester leur colère à travers une journée de protestation nationale qui se tiendra aujourd'hui, à travers l'ensemble des établissements de santé. L'intersyndicale de la santé, qui regroupe les syndicats des enseignants chercheurs hospitalo-universitaires, les praticiens de santé publique et les paramédicaux, a appelé, dans un communiqué, à la mobilisation des blouses blanches pour participer massivement à cette action de protestation pour se faire entendre.
À l'origine de cette colère, les trois syndicats citent la non-application des directives du président de la République relatives à l'amélioration des conditions de travail et la situation socio-économique des travailleurs de la santé publique. «L'armée blanche, tous corps confondus, est déçue et mécontente», soulignent ces syndicats qui dénoncent le non-versement de la prime que devaient percevoir les familles des victimes des blouses blanches suite à la pandémie de la Covid-19, qui était annoncée par le président de la République.
Ils s'interrogent aussi sur la non-application des directives liées à la couverture à 100% de l'assurance totale du personnel de la santé, la bonification des cotisations à la retraite ainsi que la reconnaissance de la maladie en tant que maladie professionnelle pour le corps soignant. « Des mesures qui avaient redonné de l'espoir au personnel de la santé au moment de leur déclaration mais qui n'ont, malheureusement, pas été mises en place à ce jour ; même l'octroi de la prime d'encouragement (prime covid) prodiguée par le plus haut responsable de l'Etat comme mesure incitative se voit geler, encore une fois, depuis le mois de mars 2021 », dénonce l'intersyndicale.
Pourtant, rappelle-t-on, c'est grâce « à la bravoure et au dévouement des combattants de l'armée blanche sur le terrain et malgré les conditions de travail chaotiques au niveau de nos établissements et structures de santé, confrontés à la dure réalité de notre système de santé agonisant, la pénurie de médicaments mais aussi et surtout la crise sans précédent du manque d'oxygène à travers le pays, l'Algérie a pu faire face à cette terrible vague qui était pénible et difficile à gérer».
Au final, soulignent les protestataires, le personnel de la santé s'en est sorti «épuisé, blasé, fatigué et affaibli, en colère et avec beaucoup d'appréhensions et d'interrogations, quant à la survenue d'une quatrième vague dans ces mêmes conditions, voire pires».
Les contestataires disent regretter le recours à la protestation comme seule moyen de communication. Cependant, ils menacent, au même temps, d'entreprendre de nouvelles actions en cas de la non-satisfaction de leurs revendications. Les contestataires soulignent, toutefois, que le service minimum sera assuré aujourd'hui.
S. A.
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)