Le représentant des travailleurs salariés d'IBC a annoncé, hier, à Alger, la tenue prochaine d'une réunion entre toutes les filiales de Cnan Group pour la constitution d'un front syndical commun.Mehdi Mehenni - Alger (Le Soir)
Les 247 marins de l'International Bulk Carriers (IBC), au chèmage forcé depuis mai 2012, soit au lendemain du conflit qui a opposé la maison mère Cnan à son partenaire étranger, le Groupe Pharaon, semblent n'avoir plus de choix que de radicaliser leur action.
Réunis hier, au siège de l'UGTA, beaucoup n'ont pas pu retenir des sanglots, en prenant la parole. C'est le cas de ce père de famille en fin de carrière et qui travaille, aujourd'hui, occasionnellement avec un salaire dérisoire et une retraite incertaine.
«Si j'étais encore jeune, je serais parti chercher du travail ailleurs, mais il se trouve que j'ai plus de 25 ans de service dans le secteur maritime, comment peut-on aujourd'hui nous abandonner, nous qui avons beaucoup donné pour la Cnan.», a-t-il regretté. Un autre explique que la Cnan leur faisait appel à eux de temps à autre lorsqu'il y a des bateaux étrangers qui accostent.
«Nous étions salariés permanents à la Cnan et voilà qu'aujourd'hui, nous nous retrouvons travailleurs sous contrat, avec des salaires dérisoires, et que d'ailleurs nous ne percevons plus, pendant qu'IBC reste otage d'un conflit dans lequel nous ne sommes pour rien», a-t-il ajouté de son cèté.
C'est pour cette raison que le SG du syndicat des tarvailleurs salariés d'IBC, Boutichane Rabah, a annoncé hier lors de l'assemblée générale, la tenue prochaine d'une réunion avec l'ensemble des filiales Cnan pour constituer un syndicat commun qui aura la force de défendre les travailleurs du secteur. Pour rappel, trois navires (Djebel El Onk, Djebel Refha, Djebel Kssel), qui assuraient les postes d'emploi pour ces derniers, sont bloqués depuis plus de trois ans en Grèce. De même pour les cinq autres navires (El Hadjar, Aïn-Témouchent, El N'mamecha, Nedroma, Blida), accostés en Malaisie depuis le début du conflit et pour lesquels la compagnie paye les frais de gardiennage.
Enfin, Boutichane Rabah a appelé le nouveau gouvernement à trouver au plus tèt une solution à leur problème.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : M M
Source : www.lesoirdalgerie.com