Le ministre de l'Industrie et de la Promotion des investissements, M. Hamid Temmar, était hier à Constantine dans le cadre d'une visite de travail, particulièrement attendue par l'encadrement et les travailleurs, sur les sites notamment du Complexe moteurs tracteurs (CMT), de l'ENMTP et de PMO, au regard d'une nouvelle stratégie de privatisation, nettement plus agressive, aujourd'hui, après des années d'hésitations. En quoi consiste-t-elle présentement ? Selon les déclarations du ministre, il est absolument incontournable pour les entreprises algériennes de réussir l'intégration au marché régional et mondial et que pour ce faire, celles-ci bénéficieraient de l'appui des pouvoirs publics pour être compétitives. Non plus en recapitalisant, ni en accordant des subventions mais en encourageant le partenariat avec des firmes étrangères quand ce n'est pas la privatisation à 100%. Les voeux exprimés par certains responsables des principales entreprises où s'est rendu M. Hamid Temmar, d'être aidées financièrement pour pouvoir faire face à la concurrence et les produits de l'importation, nettement plus compétitifs, sont restés hier sans écho. A l'évidence, le sauvetage de l'industrie nationale doit se faire, note le ministre, par «la valorisation de ce qui reste de cette même industrie» en encourageant la sous-traitance qui est un moyen efficace de développement. La création par le secteur de la mécanique de plus de 300 entreprises de sous-traitance constitue pour l'heure une parfaite illustration. Sur le même registre, l'autre argument massue de la stratégie de Temmar, développé au cours du point de presse qui s'est improvisé au sortir de la rencontre du ministre avec les acteurs de l'industrie mécanique à Constantine, consiste en la mise en place de centres techniques afin d'aider cette activité à plus de performance en encourageant la formation de la ressource humaine. «La catégorie des cadres en industrie est en voie de disparition», soulignera-t-il en aparté. Le sentiment largement partagé hier à Aïn Smara où sont concentrées l'essentiel des potentialités est que le ministre est venu jauger plutôt de l'aptitude des entreprises à entrer de plain-pied dans le processus inéluctable du partenariat quand ce n'est pas la privatisation. CCA, CMT, ENMTP, CMT sont assurément des bijoux de famille qui sont prêts à être vendus.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : K Benmohamed
Source : www.lequotidien-oran.com