
Volonté n On aurait pu croire que la clôture du Forum international Roman-Algérie verrait la salle vide après trois jours d'échanges intenses et de débats, d'interventions, que l'ambiance assidue de l'assistance viendrait à se relâcher. Eh bien non?!Les interventions, les ?discussions?autour du Roman-Algérie, les commentaires des uns et des autres ont été fructueux, hier, à la bibliothèque nationale.Rachid Boudjedra a étonné plus d'un par sa disponibilité et son humilité. Lui dont les propos ont été souvent taxés par nombre d'individus de provocateurs et hautains. On a vu un Boudjedra réceptif et affable. D'ailleurs, Mayssa Bey a fait part de son étonnement et a dit?quelques mots sur la simplicité du grand homme de lettres algérien, père de ?L'escargot entêté.Notons au passage, que l'écrivain traduit dans plusieurs langues, déçu par le comportement ambigu?de certains intellectuels à l'exemple de Bouâlam Sansal et Yasmina Khadra, n'a pas mâché ses mots quant à leur célébrité retentissante sur l'autre rive de la Méditerranée.A la faveur de la thématique de la journée de clôture «La visibilité du roman algérien»?de part et d'autre, animateurs et?public, on a fait référence à des formules multiples qui amèneraient à des solutions viables sur la manière de ?mettre en avant les ouvrages littéraires de sorte à attirer le lecteur. Affifa Brerehi, universitaire a signalé que la réussite de cette action doit prendre racine dans l'école primaire. Quant à Zoubida Maamria, elle, a appuyé son propos?sur les chèques de lecture destinés à l'écolier, fournis par les structures scolaires. Un encouragement vers la lecture, la commercialisation du livre, l'édition et surtout, a-t-elle signalé, «ainsi, chaque enfant scolarisé sera encouragé pour lire et fera son choix librement sur les titres qu'il aura sélectionnés».D'autres approches ont été avancées à savoir, les programmes estudiantins des instituts de langues étrangères mis en place depuis 1963, devenus obsolètes, renforcer la vocation du traducteur littéraire, nécessaire pour rendre la sève du roman traduit, la formation à revoir, l'introduction des auteurs dans les établissements d'enseignement pour des rencontres avec?les? collégiens des trois phases, le nombre insignifiant de librairies et l'appel à l'implication des autorités publiques dans la gérance de la chose littéraire. Le dernier mot a été donné à Mme Sekhri, directrice du magazine littéraire L'ivrescQ et initiatrice du Forum. Celle-ci a mis en exergue l'écoute vis-à-vis de la communauté estudiantine, le soutien qu'il faudrait lui accorder, en insistant sur l'espace accordé aux trois langues usitées en Algérie. A savoir que le prix L'ivrescQ en partenariat avec l'Agence algérienne pour le rayonnement culturel, a été créé justement dans le but de propulser un jeune auteur pour sa première ?uvre. L'heureuse lauréate n'est que Djouher Awaliss pour son livre L'emprunt.?
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Leila N
Source : www.infosoir.com