
Outre la très controversée règle des 51/49%, les investisseurs étrangers mettent en cause la question de rapatriement des dividendes. Selon la Britannique Lady Olga Maitland, présidente du Conseil d'affaires algéro-britannique, d'autres obstacles d'ordre bureaucratique persistent.L es pouvoirs publics multiplient les promesses pour une amélioration tangible du climat des affaires. Pourtant, les partenaires éventuels, ne se privent plus pour pointer du doigt les lacunes à combler. Ainsi et à peine une semaine de la visite du conseiller commercial auprès du département américain du Commerce pour le Maghreb, Douglas Wallace, qui a vivement critiqué le climat des investissements en Algérie, c'était au tour des britanniques d'y aller de leurs commentaires. Même si les officiels du Royaume-Uni, contrairement leurs congénères outre-atlantique, se passe volontiers de remettre en cause la désormais sacro-sainte règle des 51/49% ils les rejoignent sur certains détails comme la question du rapatriement des dividendes.Selon les propos rapportés par l'APS, la présidente du Conseil d'affaires algéro-britannique, Lady Olga Maitland qui a estimé jeudi en marge de la Foire internationale d'Alger, que la règle 51/51 «n'est pas un frein» et ne pose «aucun problème» à l'investissement britannique, certains «obstacles d'ordre bureaucratique» demeurent. Parmi les «grands obstacles» que lady Maitland à tenu à souligner, il y a les difficultés liées au rappariement des dividendes. C'est donc la seconde fois que l'un des partenaires commerciaux de l'Algérie met en cause le contrôle accru des changes exercé par la Banque d'Algérie.Quelques jours auparavant l'Américain Douglas Wallace avait aussi mis en cause l'instabilité de la législation économique et l'absence de la protection des droits de la propriété intellectuelle. Des critiques qui interviennent d'ailleurs à quelques jours de la présentation du plan d'action du gouvernement devant l'APN. Plan d'action comprenant «un ambitieux» pack de réformes économiques assis sur deux priorités : l'amélioration du climat des affaires et la lutte contre le blanchiment d'argent. Des objectifs rabâchés durant les trois dernières mandatures et à la nomination des gouvernements successifs sans pour autant parvenir à des résultats concrets.Bien que l'objectif fixé par le gouvernement Sellal dans sa nouvelle composition d'atteindre 7% de croissance sur la période 2015-2019, bien loin des estimations des institutions financières les plus crédibles, reflète un discours destiné à la consommation interne, les partenaires étrangers semblent bien vouloir faire part de leur opinion à ce sujet. Car au-delà des promesses usitées à propos des facilitations à l'investissement et de l'amélioration de l'accès au foncier, il est question d'un amendement du code de l'investissement et de la mise en place d'un nouveau cadre juridique pour réglementer le partenariat public-privé.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : M R
Source : www.elwatan.com