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Cité financière d'Alger : une nouvelle vision de la gestion du mobilier urbain de la capitale se dessine (PDG GEPIM)



Cité financière d'Alger : une nouvelle vision de la gestion du mobilier urbain de la capitale se dessine (PDG GEPIM)
ALGER - La cité financière prévue en plein centre à Alger, au quartier de Belouizdad, contribuera non seulement à changer la face de ce quartier populaire mais constitue, avec le métro d'Alger, un point de départ pour une nouvelle vision de la gestion du mobilier urbain de la capitale, affirme Abdelhamid Dimane, PDG de la Gepim, filiale de la CNEP-banque et maître d'ouvrage du projet.
Ce "bâtiment intelligent" et ultramoderne, bordé par le siège de la centrale syndicale à l'ouest et celui du ministère du travail au Sud, comportera, sur une surface de 120.000 m2 bâtie sur 1,62 hectare, deux tours en R+18 plus trois sous-sols, quatre bâtiments en R+5 plus deux sous-sols, un parking de 1.000 places et deux salles de conférences de 350 places dont l'une devrait abriter la Bourse d'Alger.
Le rez-de-chaussée sera alloué aux agences bancaires alors que le 1er étage sera réservé aux activités financières comme les assurances et les activités fiscales et parafiscales en plus des activités commerciales restreintes aux besoins de la cité. De grandes surfaces pour la restauration sont aussi prévues. Les autres étages seront utilisés comme bureaux, de 80 à 300 m2 de superficie, adaptables à toutes activités administratives à vocation financière.
"Vous imaginez une telle façade à Belouizdad, servie par trois sorties de métro.... je pense que ça va profondément changer le centre d'Alger et sera un point de départ pour une nouvelle vision urbaine de la capitale", a souligné M. Dimane à l'APS.
Le projet, à l'arrêt depuis 1995, et qualifié de "chantier fantôme de Belouizdad", a hérité d'un lourd passif technique : un ouvrage qui date de 1988 lorsqu'il s'agissait de réaliser une cité de 300 logements, une nappe phréatique dont les eaux inondent la partie basse du 2ème sous-sol et un réseau téléphonique souterrain.
"Si le terrain était vierge nous aurions déjà terminé le projet mais avec ce passif technique monumental nous étions obligés de préserver un existant et s'assurer de la sécurité de la nouvelle structure", a souligné M. Dimane.
Il s'agit-là d'"une vraie chirurgie de mise à niveau souterraine qui doit encore durer au moins un an et qui s'ajoute aux multiples contraintes architecturales", a soutenu Mme. Chekirou, architecte à la Gepim, selon laquelle le projet constituera "un pôle d'attraction très important qui va même poussé les autorités à ré-ouvrir davantage les centre urbains d'Alger".
La Gepim, créée en 2003 pour relancer le projet baptisé "îlot Belhaffaf" a entamé en 2009 la 1ère phase de démolition partielle, jusqu'à moins de 13 mètres de profondeur, une opération pointilleuse menée par l'entreprise Ecoteh en collaboration avec le bureau d'études allemand M .Zander et le CTC, a rappelé M. Dimane.
Le démarrage de la deuxième phase de démolition ainsi que les travaux de réalisation sont prévus pour "début 2012", une fois que le maître d uvre sera sélectionné parmi les trois soumissionnaires retenus. Le groupement hispano-algérien Isolux-Cevico , un autre réunissant l'entreprise portugaise Teixeira et la société publique de construction GESI-TP ainsi que le groupe turc Cayi-Biyap ont été sélectionnés à la suite de l'évaluation des offres techniques et financières déposées après l'appel d'offres lancé par la Gepim en août dernier.
M. Dimane cependant refusé de donner des estimations du délai de réalisation et du coût du projet, soulignant que "cela dépendra du maître d uvre". Une enveloppe de 10 milliards de DA (quelque 140 millions de dollars) avait été allouée à la Gepim par la Cnep-banque pour réaliser le projet qui doit générer quelque 2.000 emplois.
Interrogé pour savoir si les bureaux réalisés seront destinés à la location ou à la vente, M. Dimane a répondu que les deux options seront possibles et qu'un "office de gestion" sera créé pour étudier les prix de ces services. Et, une fois le projet achevé, la Gepim, selon M. Dimane, allait "continuer à travailler sur d'autres projets". La Gepim "aura un rôle très important à l'avenir, ce sera le bras droit immobilier de la CNEP", a précisé le chargé de communication à la CNEP, Mourad Ait-Ouarab.
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