Pour rejoindre leur école, les élèves parcourent plus de 2 kilomètres à pied. Le transport scolaire fait défaut.
Les élèves de la cité Air Algérie et des haouchs limitrophes, dans la commune des Eucalyptus, sont abandonnés par les autorités locales. Depuis plusieurs jours, le bus de transport scolaire «boude» les écoliers, obligés de parcourir plus de deux kilomètres à pied sur une voie rapide dépourvue de passerelles. Les parents d'élèves tirent la sonnette d'alarme et s'indignent du laisser-aller des responsables locaux. «Le bus n'est pas venu depuis plusieurs jours, nos enfants sont en danger», raconte un père de famille. Le seul justificatif avancé par les responsables locaux est «l'absence de chauffeur», ajoute-t-il. Un argument qui ne tient pas la route, dans la mesure où le transport des élèves scolarisés connaît des perturbations fréquentes, renseignant sur le peu d'intérêt que les responsables accordent aux écoliers. Pourtant, l'insécurité et les risques d'accidents sont tels que les parents sont continuellement gagnés par la peur et l'inquiétude.
En fait, il y a près d'un mois, un élève a été battu à mort par un malade mental. Ses camarades d'école sont à ce jour sous le choc et l'incident risque de les marquer à vie. Si les élèves ont été traumatisés, leurs parents, eux, sont dans le désarroi. «L'attitude des responsables de la commune est incompréhensible, ils n'ont pas le droit de priver les élèves de transport scolaire, du moment qu'un bus leur a été affecté par le ministère de la Solidarité, et un chauffeur a été mobilisé pour assurer les navettes.» Le pire, apprend-on, est que sur les quatre bus de la solidarité nationale, seul celui affecté aux élèves de la cité Air Algérie, scolarisés au primaire Hireche Hamid, connaît des dysfonctionnements. «En plus du problème de l'absence de chauffeur, le bus est parfois utilisé pour d'autres tâches, autre que celle à laquelle il est destiné», révèle notre interlocuteur.
«Sinon, comment expliquer son absence du parc communal '», s'interroge-t-il.Face à cette situation, les parents d'élèves interpellent les autorités concernées et exigent le règlement définitif de ce problème, dont les conséquences risquent d'être dramatiques. «Depuis la mort de son camarade de classe, mon fils refuse de venir tout seul, il préfère attendre parfois pendant près d'une heure mon arrivée», raconte ce père qui ne cache pas son angoisse. Les conditions dans lesquelles nos enfants sont scolarisés sont le dernier souci des responsables locaux. Pour preuve, «au lieu de renforcer les mesures de sécurité et assurer une assistance psychologique aux élèves après le décès de l'enfant agressé par le malade mental, les autorités locales préfèrent ignorer le transport scolaire. Un problème qui ne cesse de se répéter depuis le début de l'année», indique-t-il.
Il est à préciser, par ailleurs, que plusieurs accidents dangereux se sont produits sur la route principale du chef-lieu de la commune des Eucalyptus.Les citoyens sont à plusieurs reprises montés au créneau, allant jusqu'à bloquer la route pour attirer l'attention des autorités. Hélas, à ce jour, ni passerelles ni dos d'âne n'ont été réalisés.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Djamel G
Source : www.elwatan.com