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Chute du prix du pétrole et relance industrielle



Chute du prix du pétrole et relance industrielle
Les travaux de la Conférence nationale sur le développement économique et social, ouverte au Palais des nations (Alger), se tiennent dans un contexte économique plutôt morose.Le gouvernement, qui peine depuis déjà plusieurs années à concrétiser ses objectifs de croissance, est en plus obligé de compter, depuis quelques mois, sur des recettes d'exportation de pétrole en nette baisse. Un imprévu qui met plus que jamais le gouvernement face à l'obligation de trouver les issues qui s'imposent pour faire redémarrer la machine économique. Pour ce faire, il doit réussir notamment à convaincre de sa nouvelle vision de relance industrielle, exposée depuis hier au Palais des nations, après plusieurs années de tâtonnements et de projets qui se sont arrêtés au stade de la réflexion et de la projection sans que l'objectif principal, consistant à impulser les exportations hors hydrocarbures, soit atteint. Comme le précise le ministère de l'Industrie dans la note conceptuelle de la conférence, «la problématique de la promotion de l'investissement productif, en particulier dans le secteur industriel, n'a jamais été posée avec une telle acuité. Sa contribution à la croissance est des plus faibles, en moyenne 5% du PIB ; ce secteur devra réaliser un taux de croissance à deux chiffres pour atteindre l'objectif de croissance de 7% escompté pour 2019». Face à ces impératifs, la Conférence nationale sur le développement économique et social, pilotée par le ministère de l'Industrie, doit en principe poser les jalons d'une véritable relance économique à l'horizon 2020 afin de «réduire la forte dépendance du pays aux hydrocarbures dont les exportations constituent 97% du total des recettes en devises, intensi­fier et diversifi­er l'investissement dans les secteurs productifs, accroître la part de la production nationale sur le marché domestique, assurer les grands équilibres fi­nancier, budgétaire et monétaire et, surtout, créer des emplois».Selon le ministère de l'Industrie, «ce sont ces enjeux fondamentaux qui se posent à notre économie, d'autant que les échéances internationales se rapprochent inexorablement en conséquence de la mise en ?uvre de l'Accord d'association avec l'Union européenne et de la prochaine adhésion à l'OMC». Malheureusement, «la situation de l'investissement n'est pas encore à la hauteur de toutes les potentialités recensées en termes d'opportunités d'affaires, d'investissement et de partenariat».Il est à noter que sur 104 000 investissements enregistrés entre 2012 et 2013, près de la moitié seulement ont abouti. De plus, ces projets sont souvent à faible valeur ajoutée, à délai de récupération très court et à grande volatilité. Parmi les projets réalisés, 58% relèvent du secteur des services, particulièrement le transport de marchandises et de voyageurs. Une telle situation est symptomatique, selon l'état des lieux établi par le ministère de l'Industrie, d'«un environnement des affaires et d'un climat d'investissement contraignants», d'où la volonté affichée encore une fois par le gouvernement pour «placer la question de l'amélioration du climat des investissements et de l'environnement de l'entreprise parmi les priorités» en vue de «lever toutes contraintes entravant l'essor de l'entreprise et de l'investissement».Il reste à savoir si ces énièmes promesses du gouvernement, réitérées hier par le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, qui a parlé notamment «d'allégement des procédures pour l'investissement et d'encouragement du secteur marchand», seront enfin appliquées sur le terrain.Il est à savoir qu'un millier de participants représentant le monde de l'entreprise, le patronat, la centrale syndicale ainsi que différentes institutions nationales et internationales en relation avec l'investissement prennent part à cette rencontre qui devrait être couronnée par une série de recommandations centrées sur le développement de l'entreprise et la croissance économique.


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