Alger - Revue de Presse

Chômeurs de moins de 35 ans Le nouveau dispositif de recrutement à partir de juin



Un mois après l'adoption par le Conseil de gouvernement du décret exécutif relatif au dispositif d'aide à l'insertion professionnelle (DIAP), le ministre du Travail, de l'Emploi et de la Sécurité sociale a annoncé, mercredi soir en marge de la cérémonie de remise de médailles du mérite industriel, que ce nouveau dispositif sera appliqué à partir du mois de juin prochain. Le gouvernement veut lancer au plus vite le mécanisme de recrutement des jeunes chômeurs dans le cadre de sa stratégie visant à réduire le taux de chômage des jeunes à moins de 10%. Le gouvernement passe à la vitesse supérieure en optant pour une stratégie du tout emploi qui reste désormais la seule alternative pour apaiser un front social en ébullition et résorber le chômage qui sévit dans le milieu juvénile. Selon Tayeb Louh, les deux nouveaux mécanismes d'aide à l'insertion des jeunes devront autoriser à l'horizon 2009 la création de près de 500.000 postes d'emploi, dont 400.000 postes dans le cadre du DIAP. Pour le deuxième dispositif de création d'activités au niveau de l'Agence nationale de soutien à l'emploi des jeunes (ANSEJ) et du Fonds national d'assurance chômage (FNAC), le ministre table sur la création de près de 85.000 postes. Le même responsable a assuré, devant la presse, que toutes les informations relatives au DIAP ont été communiquées aux entreprises composant le tissu économique national et particulièrement avec l'assistance des associations du patronat. Il a estimé, dans ce cadre, que le gouvernement ambitionne, avec le lancement de ces nouveaux mécanismes d'aide à l'emploi, à hausser le taux d'insertion des jeunes de moins de 35 ans dans le monde du travail à 33% au lieu de 12% actuellement. L'Etat espère également réduire le taux de chômage à moins de 10% d'ici début 2010. Le DIAP vise à «encourager toues les formes d'actions et de mesures tendant à promouvoir l'emploi» des jeunes de moins de 35 ans qui constituent 85% des chômeurs en Algérie. Le nouveau décret ouvre les portes du monde du travail à tous les jeunes sans discrimination à commencer par les diplômés des universités, les détenteurs de diplômes de la formation professionnelle, et même les jeunes sans formation ni qualification. La première catégorie devra bénéficier de contrat d'insertion des diplômés (CID) d'une durée de trois années avec une contribution mensuelle de l'Etat allant jusqu'à 12.300 dinars pour un jeune universitaire durant la première année. Cette contribution mensuelle baissera progressivement à 10.000 dinars durant la deuxième année puis à 7.800 dinars durant la troisième année. Pour les techniciens supérieurs, la contribution mensuelle sera de 10.200 dinars durant la première année, 8.200 dinars pour la deuxième année et 6.100 pour la troisième année. La deuxième catégorie de bénéficiaires constituée des jeunes sortant de l'enseignement secondaire ou des centres de formation professionnelle aura droit à des contrats d'insertion professionnelle (CIP) d'une durée de deux années avec des contributions mensuelles de 8.000 dinars pour la première année et 6.000 dinars pour la 2ème année. La dernière catégorie des jeunes chômeurs sans formation ni qualification aura droit à des contrats de formation et d'insertion (CFI) d'une durée d'une année avec une contribution mensuelle de 6.000 dinars. Outre ces aides, l'Etat prend en charge les frais de couverture sociale des jeunes chômeurs et couvre également l'ensemble des frais de n'importe quelle session de formation au profit du détenteur du contrat d'insertion. Le décret exécutif prévoit une prime d'encouragement à la recherche de formation mensuelle de 3.000 dinars au profit des bénéficiaires du dispositif qui auront réussi à s'inscrire dans un stage de formation d'une durée maximum de six mois dans les filières ou spécialités en déficit sur le marché de l'emploi. Pour favoriser l'insertion des jeunes dans le monde du travail, des mesures incitatives d'ordre fiscal et parafiscal sont prévues pour encourager les chefs d'entreprises publiques et privées à recruter entre 15 et 25% de leur effectif en activité parmi les jeunes chômeurs. Les employeurs qui recrutent 30% de leur effectif en activité bénéficieront en outre d'une affectation supplémentaire. Les employeurs auront droit à une réduction de l'impôt sur le revenu global annuel, conformément aux dispositions contenues dans la loi de finances de 2007 et particulièrement l'article 59. Les pouvoirs publics prévoient également un abattement de la part patronale de cotisation de sécurité sociale et d'autres avantages prévus par la loi n°06-21 relative aux mesures d'appui et d'encouragement à la promotion de l'emploi. Il s'agit d'un abattement de 28% de la part patronale (36% si le recrutement a lieu dans le Sud ou dans les Hauts Plateaux). Les avantages peuvent aller jusqu'à une exonération de la cotisation globale pendant les périodes de formation pour une durée de trois mois. Les employeurs auront droit également à une subvention mensuelle à l'emploi de 1.000 dinars pour le recrutement de jeunes chômeurs en contrat de durée indéterminée (CDI). L'Etat s'acquittera de 45% du salaire du bénéficiaire durant la première année, 40% pour la deuxième année et 30% pour la troisième année.
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