
La visite officielle qu'effectue le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, en Chine du 28 avril au 1er mai, s'inscrit dans le cadre de la consolidation de la coopération bilatérale entre les deux pays, particulièrement dans le domaine économique. Une opportunité pour M. Sellal d'approfondir les discussions sur les aspects économiques du nouveau partenariat stratégique scellé depuis des années entre Alger et Pékin et qui se veut avantageux et mutuellement bénéfique. Une occasion aussi d'explorer les possibilités de réunir les conditions d'une synergie entre, d'une part, le dynamisme des firmes chinoises et leurs besoins d'expansion et, d'autre part, les potentialités non négligeables que recèle l'Algérie en termes de développement, en somme l'implication d'une nouvelle dynamique et l'établissement d'un rapport de complémentarité entre les deux espaces économiques.Ces dernières années, les visites officielles des responsables des deux pays se sont intensifiées. La dernière en date, rapporte la presse chinoise, remonte au 10 avril dernier lorsque le ministre chinois du Commerce, Gao Hucheng, s'est rendu à Alger dans le cadre de la tenue de la 7ème session de la Commission mixte économique algéro-chinoise. La Chine et l'Algérie ont élevé leurs relations bilatérales, de partenariat stratégique, conclu il y a onze ans, à l'occasion de la célébration en 2014 du 55e anniversaire de l'établissement des relations diplomatiques sino-algériennes. "Ce partenariat stratégique global est le premier du genre entre la Chine et un pays arabe", souligne la presse chinoise. Au bout de 50 ans de relations diplomatiques, Chinois et Algériens ont fait preuve de beaucoup de solidarité les uns envers les autres.Le 22 septembre 1958, soit trois jours après la création du Gouvernement provisoire algérien, le gouvernement chinois l'avait officiellement reconnu, avant d'établir des relations diplomatiques avec le régime temporaire trois plus tard, en signe de soutien à la lutte du peuple algérien contre le colonialisme et pour l'indépendance nationale. Fait à noter, cela est survenu bien avant l'indépendance de l'Algérie, déclarée le 5 juillet 1962.De l'autre côté, de l'aveu même des officiels chinois, la Chine n'aurait pas retrouvé son siège à l'ONU sans le soutien de l'Algérie, qui a lancé en 1965, avec d'autres pays amis, une pétition réclamant le retour de la Chine au Conseil de sécurité des Nations unies. Cette proposition était à l'origine de la résolution 2758, adoptée le 25 octobre 1971 par l'Assemblée générale de l'ONU avec l'approbation de 29 pays. Ainsi, la Chine est rentrée dans le giron de l'ONU. La génération chinoise actuelle restera toujours marquée par l'?uvre de Mao Tsé-toung. "L'existence prolongée dans un pays ou de plusieurs petites régions où triomphe le pouvoir rouge, au milieu de l'encerclement du pouvoir blanc, constitue un fait absolument nouveau dans l'histoire du monde. Pour qu'un phénomène aussi exceptionnel ait pu se produire, il a fallu des raisons particulières pour qu'il subsiste et se développe, il faut des conditions appropriées". Ce passage du premier grand écrit de Mao-Tsé-toung, "Pourquoi le pouvoir rouge peut-il exister en Chine '", rédigé dans le cadre d'une résolution présentée par Mao à la deuxième conférence du PC de la région frontalière de Hou-nan-Kiang-si, le 5 octobre 1928, pose la question que se sont posés ou auraient dû se poser, tous les mouvements de guérilla, de partisans, de lutte armée de petits groupes d'hommes affrontant des ennemis disposant d'une force humaine et mécanique sans commune mesure avec la leur. Que de combats! Que de succès pour les peuples de Chine! Que d'apports à la théorie de la révolution! Que d'exemples fournis à la réflexion des multitudes en lutte! Mais, s'il est vrai que le Soleil se lève à l'Est, la Chine, selon les paroles de Mao, s'était mise "debout" et sa stature est rapidement devenue imposante. Sur les champs de bataille de Corée, lors des négociations de paix en Corée de 1951-1953, la conférence de Genève sur la Corée et l'Indochine de 1954 et à la conférence de Bandung de 1955, le prestige international de la Chine augmenta énormément. Le soutien qu'elle apporta aux luttes d'indépendance et de libération nationale, plus particulièrement algérienne, était sans réserve, et si Chou En-lai apparut comme un des plus grands diplomates du monde, il était clair que la politique qu'il exécutait avec tant de tact et de succès était celle du président Mao. La Chine a entrepris, au cours de ces dernières années, des réformes audacieuses. Elle est maintenant en train de vivre la mutation socio-économique la plus profonde de son histoire, marquée par des performances économiques remarquables et par l'élan vigoureux de son développement dans tous les domaines. Elle a réalisé, en un laps de temps relativement court, d'énormes acquis dans les domaines scientifiques et technologiques, et dispose, à présent, d'une base industrielle des plus importantes à l'échelle mondiale. Grâce à la qualité de leur savoir-faire et à la fiabilité de leur technologie, les entreprises chinoises font de leur économie un modèle qui force l'admiration et prend pour l'Algérie, valeur, sinon modèle, du moins d'exemple.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : B C
Source : www.lemaghrebdz.com