Un bénéficiaire d'une exploitation agricole individuelle (EAI), au lotissement Calman Bouzid Ali, dans la commune de Chéraga, ne sait plus à quel saint se vouer.
Il est soumis à une tension terrible exercée par l'APC et des habitants pour céder une bonne partie de son terrain, qu'il souhaite consacrer à l'élevage, pour la construction d'un terrain de football. Outre les pressions, ce jeune agriculteur, père de deux enfants, a même reçu des menaces de mort, de kidnapping de ses enfants et de saccage de sa maison. Toutes ses tentatives pour se défendre et empêcher que son terrain ne soit pris sont restées vaines.«Il y a une semaine, deux personnes, se faisant passer pour des agents de la mairie, sont venues installer une entreprise pour la réalisation d'un terrain de football pour les jeunes de la cité. Elles ne sont pas venuss avec la force publique, mais elles avaient l'appui des jeunes de la cité. Lorsque je me suis présenté pour comprendre ce qui se passait, j'ai été choqué de la réaction des responsables qui ne disaient rien, laissant les jeunes, excités, m'intimider pour que je ne réclame rien», nous raconte
Abdelhak Mahieddine, bénéficiaire de cette EAI. «J'ai tenté de comprendre s'il s'agissait d'un projet inscrit et lancé par l'APC, ce qui supposait un certain nombre de procédures administratives à accomplir, dont ma convocation. J'ai demandé l'autorisation de réalisation à l'entrepreneur. Mes interrogations sont restées sans réponse», a-t-il encore indiqué.
Dans le désarroi, ce bénéficiaire a sollicité l'intervention de la Gendarmerie nationale et des services agricoles de la wilaya d'Alger, sans que ces derniers aient pu lui apporter grande aide dans cette affaire. «J'ai expliqué au maire et à l'entrepreneur que ce terrain ne m'appartient pas et qu'il relève encore des Domaines de l'Etat. Il m'a été cédé juste pour l'exploiter sur une durée précise et s'ils veulent le prendre, ils n'ont qu'à s'adresser aux services de l'Etat», a-t-il affirmé. Il continue encore de subir les menaces de la part des jeunes qui réclament la construction d'un terrain, aussi vit-il dans la terreur et la crainte du pire. Selon lui, les tentatives de lui retirer ce terrain ont commencé depuis 2010. «Il y a eu des aménagements sur le terrain et la destruction de la clôture que j'ai posée dans la perspective de lancer les travaux. Cela s'est arrêté subitement, lorsque des travaux de réalisation de canalisation ont été menés. Une fois ce projet terminé, ils sont revenus à la charge», a-t-il raconté. Comme recours, cet agriculteur a sollicité l'intervention du procureur de la République près du tribunal de Chéraga, lui demandant «la protection de sa famille qu'il sent en danger et pouvoir bénéficier d'un peu de quiétude. Je vous demande de faire en sorte que cessent ces menaces afin que je puisse continuer mon travail dans la sérénité et la sécurité».
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Imen Aber
Source : www.elwatan.com