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Chapeau bas à « Heejaz » !



Chapeau bas à « Heejaz » !
Le jazz est un style de musique aux visages multiples. Les organisateurs du 15e festival culturel européen ont compris et réussi à créer de belles rencontres avec d'autres genres. Ils n'ont cessé d'affirmer que « le festival est un projet d'échanges et de rencontres ». Jeudi dernier au soir, le groupe jazz français « Heejaz » s'est produit devant une nombreuse assistance à la salle Ibn Khaldoun. Mohamed Abozekry, Egyptien installé à Lyon depuis 4 ans, apporte un vent de fraîcheur et de modernité dans la pratique de l'oûd. Egalement compositeur, il a l'intelligence et la finesse de mêler les influences de chacun des musiciens de Heejaz (oriental, jazz, rock, manouche...), pour créer un support parfait à ses envolées musicales. Premier prix au concours international de Damas en 2009, il était l'invité de la soirée d'ouverture de la saison de l'IMA en 2011, soutenu par les Alliances françaises pour des concerts au Moyen-Orient et en Amérique du Sud en 2012. Agé de 22 ans, il a l'ambition des grands et le talent de son ambition. Virtuose de la musique, il nourrit, malgré son jeune âge, chaque rencontre avec le public de sa fraîcheur musicale alliée à une indescriptible envie de tout changer et de faire bouger les lignes musicales. « Chaque concert devient l'occasion d'un retour car on le découvre mais aussi on le redemande » est-il presenté. Le public est déjà bien présent. Les paroles et les beats s'accordent à merveille. Une grosse énergie et un véritable show pour le public. Les spectateurs ont droit aux incontournables tubes de jazz mêlé à d'autres styles de musique comme l'oriental, le rock ou encore le manouche. Cette jeune formation a gratifié le public d'un répertoire musical rythmé par une authentique interprétation. Les musiciens sont entrés en communion avec les spectateurs, notamment les familles venues de plusieurs localités de la wilaya d'Alger. La famille Yahiaoui de Kouba est venue au complet. « C'est notre fils Nadir qui nous a convaincus pour assister à ce spectacle. Je dois admettre que nous sommes plutôt conquis par cette musique » confie Ahmed, le père. Mohamed Abozekry, lui, n'a pas caché sa surprise par la ferveur envahissante du public et a exprimé sa joie de chanter sur la scène de la célèbre salle Ibn Khaldoun. Généreux et méconnu du public algérien, l'artiste se plaît à occuper tout l'espace que les musicalités peuvent lui procurer. Il passe d'un instrument à un autre avec une facilité déconcertante. Mohamed Abozekry a su faire ressortir sa fibre sensible dans la musique développée avec passion.


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