Alger - Revue de Presse

Championnat national



Quoi de neuf cette saison ? Quoi de neuf cette saison ? C’est immanquablement la question que se poseront les passionnés de la balle ronde. La réponse à cette question, ils la connaissent déjà puisque les saisons se suivent et se ressemblent chez nous ; à savoir une perpétuelle régression de notre sport roi. Mais étant toujours et encore naïfs, et optimistes incorrigibles aussi, ils espéreront toujours un sursaut salvateur de nos footballeurs. Que nenni ! Nous sommes à moins d’une semaine du premier coup de starter de la saison 2006/2007 et rien n’a changé dans les habitudes de nos équipes. Un recrutement anarchique et une surenchère effroyable dans la recherche de l’oiseau rare alors que celui-ci n’existe pas du tout, et ce, depuis belle lurette. Pire encore puisque, vu la façon dont sont gérées nos associations, il n’y a rien à attendre. Donc, il ne faudra pas s’étonner d’assister à une nouvelle édition aussi plate et ennuyeuse que celles qui l’ont précédé et, même, qui la suivront. Tant que la formation, seule pourvoyeuse de talents, continuera à être ignorée, notre football ne s’arrêtera jamais de dégringoler. Nous ne serons pas du tout surpris de le voir un jour fermer la marche du classement de la FIFA. Pourtant le mal qui ronge notre football est facile à diagnostiquer ! Il se niche tout simplement dans la formation des jeunes qui est prise à la légère par les dirigeants de nos clubs. Ceci a engendré une grave pénurie en joueurs talentueux comme en témoigne la présence dans la majorité de nos formations de très nombreux joueurs dépassant largement la trentaine. D’ailleurs la raclée qu’a infligée la Sélection cadette de la Mauritanie à celle de l’Algérie est, on ne peut plus, édifiante sur la «valeur» de la génération montante. Cette situation, qui empire de plus en plus, a contraint les présidents de nos associations sportives à s’approvisionner dans les pays africains comme le Mali, le Bénin, etc. Et dire qu’il fut un temps où nos joueurs s’exportaient en masse ! Mais autres temps, autres mœurs ! Le plus choquant dans tout ça n’est pas du tout cette arrivée massive de footballeurs africains, mais c’est le fait que malgré tout ça, la cote de nos joueurs ne cesse d’augmenter, chez nous bien entendu. A tel point que les transferts d’un club à l’autre se négocient sur la base de plusieurs centaines de millions, voire le milliard. C’est vraiment kafkaïen et déroutant quoique l’explication est très simple. Tant qu’il s’agira de l’argent du contribuable, aucun de ces pseudos dirigeants ne s’en formalisera, ni se cassera la tête. Il en va de même pour les stages de préparation à l’étranger. Depuis longtemps, presque toutes nos formations de la Nationale 1 se préparent dans les pays voisins, et plus précisément la Tunisie. Et même l’Europe pour les plus gâtées. Pourquoi tout ce gaspillage s’il s’agira pour la majorité de ces équipes... de jouer le maintien ? Pourquoi continuer à engloutir des milliards et des milliards si sur les centaines de footballeurs qui composent les effectifs de nos seize pensionnaires de l’élite, nous ne sommes même pas capables de sortir une E.N digne de ce nom et apte à représenter honorablement le pays ? Le ver est dans le fruit, et il est urgent de l’extraire avant que la catastrophe ne soit irrémédiable et qu’in n’y aura plus rien à faire. M. Le ministre de la Jeunesse et des sports l’a compris et il essaie d’apporter les remèdes qu’il faut. Mais malheureusement pour notre football en général, et notre sport en particulier, il se heurte à de la résistance de la part de certaines personnes qui se sont habituées depuis des années à certains privilèges. Ces gens là s’y accrochent de toutes leurs forces, et n’entendent pas lâcher prise. Libre à eux de voir les choses comme ils le veulent. Mais quand il s’agit du prestige du pays, et de ses deniers, l’Etat doit prendre les mesures qu’il faut. Quitte à faire le malheur de ceux qui se sont enrichis sur son dos. Les sportifs algériens fondent beaucoup d’espoirs sur la nouvelle politique prônée par le département de M. Guidoum, et ont hâte de revoir le drapeau national flotter parmi la crème du football mondial, et d’y entendre aussi «Kassaman». Sans diminuer le moins du monde de la valeur de certaines Sélections nationales, il est anormal que l’Algérie brille par son absence à ces rendez-vous internationaux alors que l’Equateur, le Paraguay, voire l’Arabie Saoudite défilent aux côtés de l’Allemagne, de Brésil, de l’Italie et autres. Barakat, basta, assez, etc. !!! Dans quelle langue faut-il le dire pour qu’enfin une solution radicale soit trouvée au mal qui ne cesse de ronger notre jeu à «onze». Harchaoui N.A
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