'Ils ont enfanté un monstre !" Ce terrible constat, fait par les initiés aux coulisses algéroises du Doyen, de ce qu'est advenu du peu recommandable Omar Ghrib, dénote de la plus édifiante des manières la dangereuse proportion prise par ce simple supporteur et ancien proche du vestiaire mouloudéen devenu, au fil des saisons, au gré du nivellement par le bas des valeurs sociales et de l'anarchie qui prévaut sur la double scène politico-sportive, 'LE" personnage le plus en vue du panorama footballistique national, au point de se permettre d'outrager, devant une centaine de milliers de spectateurs et des millions de téléspectateurs, tout un gouvernement, hommes politiques et état-major militaire réunis.
Plus que sa dimension rebelle et désobéissante, le geste de Omar Ghrib en finale de la coupe d'Algérie, lorsqu'il a vulgairement boudé la cérémonie protocolaire, laisse à penser que sa sensation de jouir d'une impunité totale lui a irrémédiablement fait gonfler le melon, au point de se croire tout simplement au-dessus des lois de la République, refusant d'aller saluer et serrer la main aux plus hautes instances civiles et militaires du pays, privant ses joueurs et entraîneurs d'une médaille d'argent anecdotique et souillant, comme jamais personne auparavant, l'honneur d'un club aux traditions séculaires.
Mais si presque toutes les voix sages et sensées s'étaient élevées pour dénoncer cet acte grave d'incivisme, personne ne peut contester le fait qu'avec la fulgurante et inquiétante ascension 'voulue et approuvée" de ce personnage à problèmes, le pire était prévisible. 'Chercher le prévisible en chacun, c'était nier l'irrationnel de tous", écrivait un jour le Franco-Italien Tonino Benacquista.
Dans sa démarche, dans ses déclarations, dans sa manière d'être et sa façon de gérer le Mouloudia d'Alger, Ghrib devenait prévisible.
En lui assurant une protection continue, en lui garantissant une impunité à toute épreuve doublée d'une immunité apparente, ceux qui le 'parrainent" ont voulu nier l'irrationnel. Ils ont surtout commis l'irréparable. Confier les rênes d'un club aussi prestigieux, aussi populaire et aussi important à une personne dénuée de tout bagage intellectuel conviendrait forcément à s'attendre à un tel final. Le nier, maintenant, serait faire preuve de déraison. Et cultiver l'irrationnel à grande échelle. Il est, de fait, temps que ceux qui ont fait de Ghrib un personnage central de l'actualité footballistique algérienne se résolvent à assumer leur tort et à s'y détacher, quitte à se faire violence et à restreindre leur pouvoir de décision et d'influence, exercés via le même 'étranger" aux valeurs ancestrales du sport à onze qu'est ce Omar Ghrib. A moins ' et c'est fort plausible ' que le même Ghrib se soit déjà détaché de ses tuteurs de l'ombre pour 'voler" de ses propres ailes, non sans compter sur ce paravent protecteur lorsque le besoin se fait sentir.
Sinon, comment expliquer qu'un simple petit exécutant, chauve, édenté, mais à la langue toujours fourchue et au fiel toujours gouttelant puisse se permettre de fouetter sans retenue les plus importantes personnalités sportives et politiques sans même qu'une quelconque partie réagisse ou mette le holà '
Force est, toutefois, de reconnaître qu'il y aura, dorénavant, un avant et un après 1er mai 2013, date de l'invraisemblable scénario ayant entaché la très protocolaire cérémonie de remise du trophée et des médailles.
Et c'est, assurément, au géant pétrolier, Sonatrach, d'en méditer la portée. Car parler de sanctions, c'est bien. Mais en faire un exemple pour la postérité à même de tracer les contours d'une feuille de route pour l'avenir proche, qui ne composera avec aucun nom qui s'amusera à souiller l'honneur du Doyen, c'est mieux. Beaucoup mieux. Il est, à ce sujet, impératif que la réorganisation évoquée tout récemment par Kamel Amrouche exclue Ghrib de tout poste de responsabilité au sein du nouvel organigramme du MCA.
C'est l'inévitable prix à payer pour une rédemption minimale attendue et espérée par l'imposante masse populaire du Mouloudia.
Cela, en attendant que les 'soutiens médiatiques" de ce même Omar Ghrib s'abstiennent, à l'avenir, de lui accorder un quelconque espace pour faire le pitre, lancer ses flèches assassines, régler ses comptes et s'en prendre méchamment et gratuitement à des personnages desquels il aurait tout à apprendre en matière de civisme, d'éducation sportive, de culture footballistique et de culture tout court.
Car s'il est éminemment clair que le p'tit Ghrib devenu grand par l'audace et l'indécence a trouvé 'en haut" d'indéfectibles soutiens, il est tout aussi clair que sans un certain apport médiatique, il n'aurait jamais pris une telle monstrueuse proportion. Lui, le Frankenstein en mode numérique, à qui ces 'rapporteurs d'écrits, de sons et d'images" ont permis de s'attaquer, en l'absence de toute déontologie ou respect d'autrui, à d'authentiques journalistes de métier dont la conscience professionnelle leur dictait de dénoncer ses pratiques maffieuses et sa mesquinerie avilissante.
R. B.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Rachid BELARBI
Source : www.liberte-algerie.com