
La maison-blanche va recevoir son 45ème président, Donald TrumpLe retrait annoncé de l'Amérique des questions internationales a ses avantages pour l'Algérie. C'est la fin des démocraties héliportées, c'est la fin des ingérences dans les affaires internes et c'est exactement à ce principe que l'Algérie s'attache de manière intransigeante.Le puissant complexe politico- médiatique a été mis en branle, mais la machine grince. Elle peine à broyer Donal Trump qui a la peau trop dure. Accusé d'être raciste et grossier, diabolisé, vilipendé, descendu en flammes, le 45ème président américain dont la cérémonie d'investiture a eu lieu hier, est et massivement critiqué. Dans ce concentré d'attaques qui,parfois, frise l'hystérie, on fait mine d'oublier que les institutions américaines ont suffisamment de garde-fous pour que M.Trump ne devienne un danger pour la planète. Tout est parti d'une tactique de campagne électorale ficelée par les Spin Doctors, relayée par les médias traditionnels américains acquis à l'ancienne candidate Hillary Clinton. C'était la seule à contenir le «phénomène Trump» et l'acculer à passer son temps à se justifier qu'à exposer son programme politique et économique. Il en a résulté une série de clichés grossis et reproduits par les médias occidentaux. On dit que l'histoire est un éternel recommencement. On se souvient de l'époque du président Ronald Reagan. On se demandait si un acteur à Hollywood qui jouait les seconds rôles allait présider aux destinées de la plus grande puissance mondiale. Un cortège de clichés accompagnait alors son élection. On y voyait une Amérique de l'époque des cow-boys, le racisme. Les plus alertes de ces analystes qui pourfendaient alors Reagan, avertissaient qu'il allait faire de la super-puissance américaine un studio de Hollywood en reproduisant ses querelles et ses drames et jettera une pelletée de sable sur le success-story US. C'est méconnaître l'Amérique, sa culture, son contexte politique, ses doutes et ses peurs. Le cinéma américain a toujours eu d'étroites relations avec la politique. L'avis de la majorité des experts, confirme aujourd'hui que Reagan a été un excellent président des Etats-Unis, de par son bilan politique et économique.Si cette charge médiatique occidentale trouve ses arguments dans les dangers du rapprochement entre Trump et Poutine, dans les menaces qui pèsent sur le conglomérat de l'UE et le changement radical de la politique étrangère de l'oncle Sam, l'Algérie en revanche, n'a aucun motif d'inquiétude. Bien plus, elle ne pourra que se réjouir de l'arrivée de Donald Trump à la Maison-Blanche. Saluant cette «brillante» élection, le président Bouteflika a été parmi les premiers chefs d'Etat qui ont félicité rapidement l'homme d'affaires américain pour sa victoire. Au-delà du fait qu'elle est totalement acquise au Makhzen marocain, Alger aurait connu de sérieuses difficultés avec Hillary Clinton à la Maison-Blanche. Notamment sur des dossiers sécuritaires cruciaux pour le pays, comme la crise libyenne et la sécurité au Sahel. C'est elle qui officiait à la tête de la diplomatie américaine au plus fort de la crise libyenne et elle n'a jamais pris en compte les recommandations d'Alger. Les grandes divergences sur la crise libyenne sont venues, en réalité, accentuer la méfiance d'Alger envers la démocrate Clinton. Le pouvoir algérien a toujours été plus enclin à travailler avec les républicains que les démocrates. A l'exception du président Kennedy, qui a reçu Ahmed Ben Bella en 1962 à Washington, c'est le républicain Reagan qui a reçu Chadli Benjedid, en 1985 et c'est aussi le républicain Bush fils qui a accueilli Abdelaziz Bouteflika en 2001. Cela a une explication: les lobbys pétroliers américains sont aux mains des républicains et c'est ce qui contribue au raffermissement des relations avec l'Algérie.Que dire alors du dossier du Sahara occidental.' La tournure qu'aurait pris cette question serait ineffaçablement en faveur du Maroc. Il est donc compréhensible que l'Algérie préfère Donald Trump qui est pour le moment sans parti pris. Trump n'est pas un président belliciste. Pour preuve, il assure vouloir se concentrer sur les affaires intérieures de son pays. Ce retrait partiel de l'Amérique des questions internationales a aussi ses avantages pour l'Algérie. En d'autres termes, c'est la fin des démocraties héliportées imposées aux autres pays, c'est la fin des ingérences dans les affaires internes. C'est à ce principe que l'Algérie s'attache de manière intransigeante.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Brahim TAKHEROUBT
Source : www.lexpressiondz.com