Alger - A la une

Ces symboles qui pavoisent couleurs Dans la sienne ou dans la langue de l'autre



Ces symboles qui pavoisent couleurs Dans la sienne ou dans la langue de l'autre
Alger s'habille de couleurs parlantes de graffitis et de symboles. Et à chaque jour suffit son ingéniosité. Dans les slogans, les expressions toutes faites, les vers et strophes d'un chant connu des stades, les desseins sont clairs. Chacun veut sa victoire aux tons qui s'épousent parfaitement comme le rouge et le noir des Usmistes et aux tonalités qui ne peuvent être autres que celle du doyen des clubs de football en assortiment parfait avec le blanc, le vert et le rouge du Mouloudia. Sans bruits, ni tambours, rien que par des banderoles aux écrits haut perchés, les supporters annoncent la couleur des grandes retrouvailles footballistiques. Elles seront ce jour ornées du muguet que seul mai sait le faire odorant. Les quartiers d'Alger, qui se veut blanche, vibrent intensément rien qu'à l il. Qui porte partout où il y a moyen de hisser son emblème coloré et chatoyant. Il est disant dans toutes les langues, la langue de Molière en reine, l'italien et l'espagnol et même l'anglais pour exprimer cette adhésion invétérée à son club fétiche. Une belle chaîne méditerranéenne chantante à souhait. Par-ci, par-là une faute d'orthographe, très amusante du reste, comme ce « fidèl publique » précédée par cette savante trouvaille de « Soustara, berceau... »... Des émanations pleines de prose, de tendresse et même de fair-play comme en ces balcons qui exhibent les deux drapeaux cousus du même fil, alors que des kiosques improvisés vendent côte à côte chacun pour ses clients, sans animosité, avec cette relation de bon voisinage qui ne durera que jusqu'au premier sifflet de l'homme noir sur le terrain de ce grand derby algérois au sommet. Au centre ville, en ses grandes artères ou en ces ruelles, sur les hauteurs d'Alger, dans les quartiers les moins populeux, il est ces étendards qui brillent d'idées toutes aussi singulières que pittoresque. Ici, un tigre qui lorgne de ses yeux de félin, là, le béret du Che, et plus loin, une tête de mort qui rappelle les vieux navires de pirates, danger de mort, et puis encore ces murs cinglés de ce Z immense, pas celui de Zorro mais allez savoir... El Biar, Bouzaréah, Cadix, Soustara, Bab El Oued, Ben Aknoun ont le même accent euphorique qui s'entend à la lecture. Ecrits, dessins, caricatures, tout pour dire son mot en attendant celui de la fin. Et que le meilleur gagne !
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