Profitant de la conjoncture actuelle marquée par les scandales de corruption, les ONG tentent d'intimider l'Algérie en mettant leur machine en branle.
L'Algérie traîne le pas. Les rapports indiquant sa régression se multiplient ces derniers jours. Dans son dernier rapport, Reporter sans frontières (RSF) indique que la liberté d'expression a régressé en Algérie. «L'Algérie est classée à la 125e place dans le classement mondial de la liberté de la presse 2013», indique le rapport publié par l'ONG. Ainsi, l'Algérie a perdu trois places par rapport à 2011 à 2012 où elle était classée à la 122e place. Dans le monde arabe, l'Algérie vient derrière le Liban (101e), le Qatar (110e) et les Emirats arabes unis (114e), mais devance la Libye (131e), la Jordanie (134e), le Maroc (136e), la Tunisie (138e) et l'Egypte (158e). Cela indique que les efforts engagés par le gouvernement dans le cadre du processus des réformes politiques n'ont pas changé la donne. Bien au contraire, le terrain d'expression s'est rétréci après le printemps arabe. Ce rapport intervient une semaine après celui du département américain. Dans son rapport, Washington n'a pas épargné l'Algérie de critiques. Elle a relevé l'absence de transparence dans l'octroi des marchés publics et l'évolution du phénomène de la corruption. «Le manque de transparence au sein du gouvernement, notamment en ce qui concerne les marchés octroyés, demeure un problème majeur», écrit le département d'Etat dans son rapport rendu public vendredi dernier. Ce n'est pas tout. Le rapport indique que la loi sur l'information ne garantit pas une liberté d'expression. Washington oppose le fait que cette même loi «a augmenté le montant des amendes imposées. Elle a également élargi les restrictions frappant les journalistes en exigeant qu'ils respectent une série d'objectifs formulés en termes vagues et en prévoyant des sanctions pouvant être ordonnées par un conseil professionnel d'éthique en cas d'infraction». Le document américain a relevé que les nouvelles lois adoptées en janvier 2012, la levée de l'état d'urgence en 2011, en vigueur depuis 19 ans, et la mise en place d'importantes réformes constitutionnelles et électorales, «n'ont guère donné aux Algériens une plus grande liberté pour s'associer, former des partis politiques ou exprimer leurs opinions». Pour le département d'Etat US, «les autorités ont invoqué d'autres lois et réglementations répressives pour étouffer les voix dissidentes et juguler les activités relatives aux droits humains». En début avril, un autre classement démontre les faiblesses de l'Algérie en matière de l'utilisation des technologies de l'information.
Selon le World Economic Forum (WEF), l'Algérie a perdu 13 places dans le classement mondial 2013 des technologies de l'information et de la communication (TIC) comparativement à l'année 2012 durant laquelle elle avait occupé le 118ème rang.
L'Algérie a été aussi épinglée pour le retard mis pour la mise en place d'une «stratégie nationale pour le service à grand débit qui risque d'accuser un déficit de compétitivité mondiale et ne pourra pas récolter les avantages sociaux des TIC». Toujours selon la même source, la régression de l'Algérie montre qu'elle «continue à afficher un faible effet de levier des TIC avec l'un des impacts les plus faibles mondialement sur le plan économique (143ème place mondiale pour ce critère) et social (141ème)».
Comme il est souligné qu'«une mauvaise infrastructure des TIC (119ème) combinée avec une faible base de compétences (101ème) se traduisent par des niveaux très faibles d'utilisation des TIC (140ème)». La publication successive de ces rapports est loin d'être un pur hasard. Profitant de la conjoncture actuelle marquée par les scandales de corruption, les ONG tentent d'intimider l'Algérie en mettant leur machine en branle. Connues par leur manipulation, ces organisations veulent remettre en cause tous les efforts engagés par l'Algérie.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Nadia BENAKLI
Source : www.lexpressiondz.com