Alger - A la une

Ces partis qui se ressemblent les uns les autres



Depuis qu'ils ont reçu leur agrément, les nouveaux partis commencent à descendre dans l'arène par flopées. Mais le moins que l'on puisse dire est que la plupart semblent se revendiquer des mêmes référents idéologiques. Ainsi un air de déjà-vu et de déjà entendu, se dégage des prestations politiques de ces nouveaux venus. Tout se passe comme si tout le monde avait appris la même leçon, chacun se chargeant ensuite de débiter sur un air de chaises musicales réglé sur le mode zidane. N'est-ce pas la preuve que tout ce beau monde mange au même râtelier politique ' Cela pose évidemment, concernant notre pays, le problème de la pratique politique. Quelles motivations animent les fondateurs de ces partis ' Pourquoi cette inclination à se détacher de la formation mère pour ensuite venir prêcher les idées de papa ' Pour ne citer que cet exemple, on constate que du RND et du FLN, ont dérivé une foultitude de partis qui sont autant de reduplications de ces deux formations. Au-delà de cette proximité, il faut s'interroger sur le degré d'autonomie de ces nouvelles formations politiques par rapport aux pouvoirs publics, et même par rapport aux structures dont elles se sont démarquées. Avant-hier, un militant du Parti des jeunes (PJ) qui tenait son congrès constitutif à Alger nous confiait que les centaines de «militants qui sont venus assister au baptême de naissance de leur parti étaient logés au sein des structures d'hébergement du ministère de la Jeunesse et des Sports». Ainsi aux dires de certains militants, les camps de vacances et le Village des artistes ont été réquisitionnés afin de loger le personnel devant assister au congrès d'Alger. On susurre que le parti s'est «peut-être acquitté d'une somme symbolique» Une question de bon sens : comment peut-on se targuer d'une certaine indépendance, et se prévaloir de la force de ses idées quand on doit tout à l'Etat ' Certes, conformément aux lois de la République, les partis peuvent bénéficier de la part des services publics de certains avantages. Toujours est-il que le problème n'est pas de savoir si le parti du PJ a payé ou pas ses charges. Le fait est là, à peine agréé, un parti qui n'a pas pignon sur rue, qui n'a jamais connu une manifestation publique, a pu en un laps de temps record organiser un congrès constitutif en se servant des moyens de l'Etat. On aurait par exemple trouvé la chose tout à fait normale s'il s'était agi d'un parti qui remplit les stades, occupe la rue et propose des solutions. Au lendemain d'octobre 88, les partis qui ont émergé sont ceux qui ont réussi à mobiliser les gens en dehors des structures de l'Etat. C'est une fois que ces partis se sont imposés sur le terrain, que l'Etat reconnaissant leur rôle et leur fonction politico-sociale, a commencé à composer avec eux. Donc, on est face d'un problème d'éthique politique. Pourquoi les pouvoirs publics se sentent-ils obligés d'aider des partis qui n'ont donné aucune preuve de leur efficience et dont on n'est même pas sûr -du fait de leur inconsistance- qu'ils puissent survivre ' Après tout, un parti politique est le reflet d'une réalité sociale, seule celle-ci est en mesure de le faire propulser sur la scène politique et non le contraire.Depuis qu'ils ont reçu leur agrément, les nouveaux partis commencent à descendre dans l'arène par flopées. Mais le moins que l'on puisse dire est que la plupart semblent se revendiquer des mêmes référents idéologiques. Ainsi un air de déjà-vu et de déjà entendu, se dégage des prestations politiques de ces nouveaux venus. Tout se passe comme si tout le monde avait appris la même leçon, chacun se chargeant ensuite de débiter sur un air de chaises musicales réglé sur le mode zidane. N'est-ce pas la preuve que tout ce beau monde mange au même râtelier politique ' Cela pose évidemment, concernant notre pays, le problème de la pratique politique. Quelles motivations animent les fondateurs de ces partis ' Pourquoi cette inclination à se détacher de la formation mère pour ensuite venir prêcher les idées de papa ' Pour ne citer que cet exemple, on constate que du RND et du FLN, ont dérivé une foultitude de partis qui sont autant de reduplications de ces deux formations. Au-delà de cette proximité, il faut s'interroger sur le degré d'autonomie de ces nouvelles formations politiques par rapport aux pouvoirs publics, et même par rapport aux structures dont elles se sont démarquées. Avant-hier, un militant du Parti des jeunes (PJ) qui tenait son congrès constitutif à Alger nous confiait que les centaines de «militants qui sont venus assister au baptême de naissance de leur parti étaient logés au sein des structures d'hébergement du ministère de la Jeunesse et des Sports». Ainsi aux dires de certains militants, les camps de vacances et le Village des artistes ont été réquisitionnés afin de loger le personnel devant assister au congrès d'Alger. On susurre que le parti s'est «peut-être acquitté d'une somme symbolique» Une question de bon sens : comment peut-on se targuer d'une certaine indépendance, et se prévaloir de la force de ses idées quand on doit tout à l'Etat ' Certes, conformément aux lois de la République, les partis peuvent bénéficier de la part des services publics de certains avantages. Toujours est-il que le problème n'est pas de savoir si le parti du PJ a payé ou pas ses charges. Le fait est là, à peine agréé, un parti qui n'a pas pignon sur rue, qui n'a jamais connu une manifestation publique, a pu en un laps de temps record organiser un congrès constitutif en se servant des moyens de l'Etat. On aurait par exemple trouvé la chose tout à fait normale s'il s'était agi d'un parti qui remplit les stades, occupe la rue et propose des solutions. Au lendemain d'octobre 88, les partis qui ont émergé sont ceux qui ont réussi à mobiliser les gens en dehors des structures de l'Etat. C'est une fois que ces partis se sont imposés sur le terrain, que l'Etat reconnaissant leur rôle et leur fonction politico-sociale, a commencé à composer avec eux. Donc, on est face d'un problème d'éthique politique. Pourquoi les pouvoirs publics se sentent-ils obligés d'aider des partis qui n'ont donné aucune preuve de leur efficience et dont on n'est même pas sûr -du fait de leur inconsistance- qu'ils puissent survivre ' Après tout, un parti politique est le reflet d'une réalité sociale, seule celle-ci est en mesure de le faire propulser sur la scène politique et non le contraire.
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