Alger - A la une

Ces mafieux qui défient la République



Ces mafieux qui défient la République
Près de 12 milliards de dinars ont échappé au contrôle des services des impôts durant les trois premiers mois de 2014 alors qu'entre 2009 et 2012, les transactions sans facture ont représenté plus de 155 milliards de dinars.Les barons de l'informel ne se sont jamais autant bien portés. Leur chiffre d'affaires se compte en dizaines de milliards de dinars. Une manne financière qui provient d'opérations financières illégales. Une saignée pour l'économie nationale. 11 milliards 600 millions de dinars. C'est le chiffre atteint durant les trois premiers mois de l'année 2014 par ce type de d'activité commerciale. Un préjudice pour le Trésor public. A combien peut-on l'estimer' Il est difficile de faire une évaluation pour la simple raison que cette facture ne représenterait que quelque 10% des revenus engrangés par cette économie parallèle, a affirmé le directeur général du contrôle économique et de la répression des fraudes au ministère du Commerce.«Le montant réel des transactions commerciales sans factures demeure beaucoup plus élevé que ce chiffre de 11 milliards qui ne représente, selon nos estimations, que 10 à 11% du montant global», avait indiqué, le 29 avril Abdelhamid Boukahnoun sur les ondes de la Radio nationale, Chaine III. 2.875 locaux commerciaux ont été fermés alors qu'il a été établi 46.600 procès-verbaux contre les fraudeurs. Des sanctions qui ne déboucheront cependant pas par un retrait du registre du commerce. Une prérogative qui relève du secteur de la justice. «Dans ce cadre, nous proposons qu'il y ait, à l'avenir, une demande formulée par les services de la répression des fraudes au ministère du Commerce pour qu'il y ait une radiation du registre du commerce quand il s'agit de certaines infractions», a souhaité le directeur général du contrôle économique et de la répression des fraudes au ministère du Commerce qui, dans la foulée, a reconnu l'existence de nombreux «dysfonctionnements». L'ampleur d'un tel phénomène pose toutefois la question de l'impunité dont jouiraient de nombreux commerçants qui défient et passent outre les lois de la République.Le responsable du département de Mustapha Benbada exclut ce point de vue tout en admettant l'existence de «certaines difficultés sur le terrain liées particulièrement à la maîtrise des grandes surfaces commerciales». Il citera les cas d'El Eulma, de Semmar (à l'est d'Alger) et celui des abattoirs dans la wilaya de Sétif. Des contrôles interwilayas seraient programmés pour annihiler de telles pratiques et mener une lutte implacable et efficace contre un tel fléau, avait confié l'invité de la Chaîne III qui a affirmé disposer d'une armada de 10.000 agents de contrôle. Il faut rappeler que le 13 mars 2012, le directeur général du contrôle économique et de la répression des fraudes au ministère du Commerce avait révélé l'existence de 35.000 importateurs à travers le territoire national dont 15 000 seraient des fraudeurs. «Ils sont inscrits au fichier national détenu par la direction générale des impôts.12.000 ont été mis sur ce fichier pour non-dépôt de comptes sociaux et 3000 pour pratiques commerciales illicites», avait déclaré Abdelhamid Boukahnoun sur les ondes de la Chaîne III. 155 milliards de dinars de transactions illégales ont échappé au contrôle des services des impôts entre 2009 et 2012 alors que plus de 30.000 commerces ont été fermés avait-il fait savoir.«L'ampleur prise par l'informel ces dernières années, reste l'un des principaux obstacles à la stabilité et à la transparence nécessaire à une relance économique soutenue et au développement de l'investissement productif», avait déclaré, le 12 mars 2012, le ministre du Commerce, Mustapha Benbada, qui s'était exprimé dans le cadre du Colloque international sur l'économie informelle organisé à Alger. Un phénomène qui reprend du poil de la bête malgré toutes les mesures annoncées pour le combattre. Inefficaces. Le ministère du Commerce affiche son impuissance. Les fraudeurs s'engouffrent dans la brèche et redoublent de férocité. Ils ne sont pas près d'abdiquer ni à vendre leur peau. Même très chèrement...


Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)