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Ce qui s'est passé ce jour-là...



Ce qui s'est passé ce jour-là...
L'ex-Dgsn, feu Ali Tounsi, n'aura pas survécu aux trois coups mortels de son ami et bras droitOn est le 25 février 2010. C'est une journée bien ensoleillée. Le quotidien Ennahar El Djadid n'a que trois ans, mais a déjà commencé à s'imposer dans le paysage médiatique algérien. Ce matin-là, il fait la Une avec un «scoop» sur un scandale de corruption au sein de la police algérienne! Cette affaire scabreuse touche directement un haut responsable de la sûreté nationale, à savoir le chef de l'unité aérienne de la Sûreté nationale, Oultache Chouaïb. Ennahar assure que le Dgsn de l'époque, feu Ali Tounsi, avait été mis au courant de l'affaire et avait décidé de sévir contre Oultache qui était l'un de ses proches collaborateurs. «A cause des transactions douteuses concernant l'acquisition du matériel de transmission: Ali Tounsi gèle les prérogatives du chef de l'unité aérienne de la Sûreté nationale», titre ce journal arabophone en donnant des éléments clairs sur ce scandale où le fils de Oultache est aussi clairement mis en cause. «Il est suspecté d'être l'intermédiaire entre les entreprises étrangères et l'unité en question», avait assuré l'auteur de l'article. Ali Tounsi, selon certaines versions, aurait convoqué une réunion des directeurs centraux de son institution pour annoncer cette décision au concerné. Mais ce dernier a eu vent de la décision le matin alors qu'il feuilletait la presse nationale. Il se serait donc rendu directement au bureau de son «ami», le journal à la main, pour avoir des explications sur la véracité ou non de cet article en question. Le colonel Si Al Ghaouti, surnom de l'ex-Dgsn, a au début refusé de recevoir le chef de son unité aérienne. Mais Oultache ne voulait rien comprendre! Il a insisté pendant un bon moment auprès de la secrétaire de son chef. Devant cette insistance et le tapage qu'il aurait fait à l'entrée du bureau, Ali Tounsi accepte de le faire rentrer pour des explications. Toujours avec son journal à la main, Oultache hausse le ton avec son chef. Une dispute violente éclate entre les deux hommes qui s'accusent mutuellement de «trahison». Selon la version qui circule, Oultache Chouaïb aurait à ce moment-là perdu son sang-froid. Il aurait alors dégainé son Smith And Wesson, qu'il portait comme toujours sur lui, pour tirer trois balles sur son «ami» et voisin (ils habitaient le même quartier de Djenane el-Malik, sur les hauteurs d'Alger). L'une des balles lui aurait arraché une partie de la nuque et l'autre aurait touché le coeur. Si El Ghaouti tombe sur le coup! La pièce étant insonorisée, les détonations ne sont pas perceptibles de l'extérieur. Oultache serait sorti du bureau et aurait demandé à la secrétaire de convoquer deux directeurs centraux. Ce n'est que lorsqu'il tire sur l'un d'eux que les gardes du corps du défunt Ali Tounsi réalisent le drame et ripostent, atteignant Oultache de deux balles. Il sera sauvé par une intervention chirurgicale en urgence. Le Dgsn lui, n'aura pas survécu aux coups mortels de son ami et bras droit...
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