Alger - Revue de Presse

Ce qui fait courir les taxis



Les 2.000adhérents à la section taxis de l'Union nationale des commerçants et artisansalgériens (UGCAA) ont tiré, hier, la sonnette d'alarme sur la location répétéedes licences d'exploitation de taxis et des conséquences qu'elle engendre.Une rencontre aété organisée à la salle des fêtes El-Hidyate, en présence du président de lacommission nationale des taxis, des membres de l'UGCAA et du représentant localde la section taxis d'Oran. Dans ce contexte, les intervenants ont dénoncé lalocation des licences à raison de 9.000 à 10.000 DA, avec une avance d'un an àdeux ans dans certaines wilayas de l'Ouest et du Sud du pays. Un constatalarmant et désolant à la fois car, ces «surenchères» ne font que pénaliser denombreux taxis qui, du jour au lendemain, se retrouvent sans emploi. Lescontrats les liant aux propriétaires sont parfois résiliés à leur insu, précisele représentant de la commission nationale des taxis. Les conséquences sontnéfastes si l'on tient compte du nombre important de taxis qui ont investi laprofession.  Tout en soulignant ce laisser-aller et lemutisme des autorités concernées quant à la prise en charge de l'anarchie quirègne dans le secteur des Transports, les intervenants ont affiché leur entièrevolonté pour une réorganisation qui va dans l'intérêt de la corporation. «Nousdénonçons l'investissement anarchique, le non professionnalisme et laconcurrence déloyale, soulignent-ils.  Au problème des licences vient s'ajoutercelui du stationnement et du taxi intercommunal. Pour le représentant local dela section taxis de l'UGCAA, des propositions ont été avancées dans ce cadre,pour mettre un terme au transport clandestin et illégal. «Il faut mettre desplaques de stationnement pour empêcher ce phénomène et encouragerl'intercommunal», souligne-t-on. La réhabilitation des stations de taxis, legel des diplômes en attendant l'assainissement, la réorganisation du transportet la réactivation des commissions techniques sont parmi les autres points abordéspar les intervenants. Les concernés ont demandé à ce que des solutions mettantfin à toute surenchère soient trouvées par les walis en coordination avec lesmoudjahidine. Par ailleurs, une amnestie fiscale a été aussi demandée par lacorporation concernant la période allant de 1993 à 2003 dans le cadre durecouvrement fiscal.
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