
Yamina Benguigui est à Alger pour présenter son film «Inchallah Dimanche». Pourquoi ce film qui date de 2001' On ignore le choix de cette programmation, mais ce qui est sûr en revanche est que ce film est coproduit par la télévision algérienne. HHC avait beaucoup aidé cette réalisatrice marginalisée en France. Il avait permis à cette jeune réalisatrice franco-algérienne de venir en Algérie et faire son premier long métrage dans son pays natal. Car la jeune Yamina Zora Belaïdi (nom de jeune fille) a réalisé de nombreux documentaires sur son pays et sur son identité. Le plus prolifique demeure «Mémoires d'immigrés» produit par Canal+ en 1997. Ce documentaire revient sur le parcours du «combattant» la première génération d'immigrés maghrébins dont la majorité était des Algériens. C'était un hommage à son père, qui l'avait pourtant martyrisée. Mais que reste-t-il de son parcours artistique' Rien. Son envie de faire de la politique l'a complétement cassée. Adjointe au maire de Paris, puis ministre, elle s'est lancée dans un environnement qui n'était pas le sien. Sa véritable patrie c'était l'Algérie. Son père était l'un des responsables du Mouvement national algérien. Il avait, à ce titre, été assigné à résidence en Picardie et détenu pour avoir organisé des grèves insurrectionnelles. Sa mère resta en France alors que son père retourna en Algérie emmenant avec lui Yamina, qui a découvert le cinéma à la Cinémathèque algérienne. C'est à partir de ce moment-là que la petite Belaïdi, s'est construit un caractère de battante, défendant son identité et ses racines. La France lui a accordé peut-être une terre d'asile, mais elle restera toujours une émigrée venue d'Algérie. En septembre dernier, le tribunal correctionnel de Paris qui a partiellement relaxé l'ancienne ministre à la francophonie, qui était soupçonnée d'avoir fait des déclarations de patrimoine et d'intérêts incomplètes entre 2012 et 2014, alors qu'elle se trouvait au gouvernement. La justice française, dirigée pourtant par la gauche lui rappela ses origines quelques minutes plus tard, puisque le parquet de Paris avait fait appel du jugement. Le tribunal correctionnel l'a relaxée pour ses défauts de déclarations de patrimoine mais l'a reconnue coupable pour une déclaration d'intérêts incomplète, sans toutefois prononcer de peine, compte tenu du parcours professionnel et politique de la réalisatrice qui fut ministre au début du quinquennat de François Hollande. Yamina Benguigui a été accueillie par la justice en France, mais elle fut accueillie par des fleurs envoyées par le président quand elle est arrivée à Alger pour la première fois comme ministre. C'est avec un plaisir toujours incommensurable que l'ancienne fille d'Alger, Yamina Belaïdi, retrouve sa terre natale et oublie le temps d'une traversée, l'ancienne ministre française Yamina Benguigui.[email protected] /* */
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Amira SOLTANE
Source : www.lexpressiondz.com