Alger - A la une

Ce fléau qui hante le monde



Ce fléau qui hante le monde
Le trafic d'êtres humains ne connaît pas de frontièresUn journaliste n'a pas le droit de traiter des cas de trafic d' êtres humains si son travail n'est pas précédé d'une enquête.Le phénomène de trafic d'êtres humains n'est pas tout à fait révolu de ce monde. Il sera toujours là tant que le monde sera fait de rapports de force. Les formateurs de l'Office des Nations unies contre la drogue et le crime (Ondc) ayant animé un atelier de formation durant les journées des 20 et 21 du mois courant au profit des journalistes et des professionnels des médias en Algérie au Centre international de presse (CIP) à Alger, ont fait savoir que tous les pays du monde connaissent ce phénomène à des proportions différentes bien entendu.Le trafic d'êtres humains n'est pas uniquement celui qu'on montre via le cinéma américain où des femmes et des hommes sont achetés en Afrique ou en Asie par des barons et des hommes d'affaires pour être destinés vers les Etats-Unis ou l'Europe pour la prostitution ou l'exploitation.Le trafic d' êtres humains se pratique aussi à l'intérieur d'un même pays et même à l'intérieur d'une famille de la part des parents envers leurs enfants, sous plusieurs formes et malheureusement parfois se pratique au vu et au su des autorités, a précisé M. Panagiotis Papadimitriou spécialiste de la prévention du crime et de la justice pénale auprès de l'Ondc.Les journalistes et les professionnels des médias doivent être très vigilants en traitant ces sujets. Un journaliste n'a pas le droit de traiter ces sujets si son travail n'est pas précédé d'une enquête. Tous les mendiants, tous les travailleurs immigrants dans des chantiers et toutes les femmes qui se prostituent sont des victimes du trafic d' êtres humains. Il y a quelque chose qui s'appelle le consentement de la personne et qui doit être pris en compte. Ce paramètre pourrait par contre être remis en cause dans un seul cas, à savoir dans celui des mineurs. Là, dans ce cas précis, le journaliste doit mener une enquête pour mieux cerner la chose.Le journaliste doit toujours associer les ser-vices de sécurité et les autorités en charge de ce dossier durant son enquête. Il y a la direction de la solidarité, celle de la santé, la justice de l'intérieur. Le trafic d' êtres humains qui se pratique à l'international, est animé, indique le conférencier par trois motifs.Le trafic international veut dire transnational, ou en termes clairs entre les pays. Le premier motif, dans le cas des femmes, est l'exploitation à des fins sexuelles.Le deuxième est l'esclavagisme, c'est -à-dire la surexploitation.Le troisième motif, est le prélèvement d'organes. M.Panagiotis n'a pas omis de faire remarquer que le trafic d' êtres humains à des fins sexuelles touche davantage les pays d'Afrique et d'Asie et de l'Amérique latine, qui pour des raisons de pauvreté, qui pour des raisons de guerre.Le motif de prélèvement de guerre, représente uniquement 7%, a-t-il précisé. De son côté, Mme Siria Gastelam Felix, consultante et spécialiste en médias et communication, est revenue longuement dans sa communication sur la meilleure façon de traiter le sujet de trafic d'ê-tres humains.Un journaliste ou un professionnel de médias, ne doit pas avoir comme premier objectif en traitant ces sujets, des buts lucratifs pour son journal ou la télévision pour laquelle il travaille. Ce dernier doit garder à l'esprit en se spécialisant dans ce dossier, que son rôle principal, est la sensibilisation de la société et les autorités compétentes et non l'incrimination de qui que ce soit. Et à ce titre, il est appelé d'abord à vérifier, a-t-elle indiqué, ses informations et à être objectif et neutre le maximum possible. Pour le journaliste qui travaille dans les médias audiovisuels, ce dernier doit apprendre à se contrôler et ne pas tomber dans le piège du sensationnel et du scoop. «A quoi sert de faire un scoop et de se faire connaître, si cette célébrité et des gains financiers ont été fondés au détriment de la sensibilité et de l'honneur d'une personne affaiblie et vulnérable'», a-t-elle averti les journalistes présents.A rappeler enfin, que cet atelier de formation est organisé par le ministère de la Communication au profit des journalistes justement pour les aider à mieux comprendre ce phénomène et le traiter de façon professionnelle. Il est établi, selon le ministère de la Communication, que les journalistes ne maîtrisent pas la terminologie nécessaire et font encore de l'amalgame entre les mots.
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)