La saison des récoltes s'affiche. Il y aura du grain et de l'ivraie. A chacun ses semences. Du très beau monde. De la rivalité des chiffres, des records et une autre aventure pour la suprématie. Le menu est annoncé : MCA, USMA, ESS et MCO animeront l'avant-dernier tour de la 50e édition de la coupe d'Algérie. A un duel de la rencontre physique de Dame coupe trônant sur son socle à la tribune officielle, les quatre gladiateurs ne feront pas dans le protocole pour y être présents ce jour de gloire. Il n'y aura que deux places et une seule équipe soulèvera le trophée que remettra le président de la République. Le jour de finale est fête du premier magistrat d'où son appellation « Coupe du président de la République ». Chez les monarchies, c'est la coupe du trône. L'enjeu est de taille et les clients (MCA-USMA-ESS-MCO) des concurrents coriaces. Surtout des fidèles du finish. A eux quatre, ils ont animé 36 finales sur les 48 éditions depuis 1963. La chronique sent le lyrique et l'épique. La séduction se mêle à la force de conviction. Eh oui, Dame Coupe se fait désirer et excelle dans le platonisme depuis la fin de l'automne avant d'afficher son sourire en milieu de printemps. Un charme et des caprices que n'arrachent que les galants. A l'approche du sacre, même les chroniqueurs agitent leurs plumes dans les tournures métaphoriques. Aux mêmes rythmes, des spéculations et des clameurs qui s'échapperont des dizaines de milliers de poitrines d'un « 5-Juillet » à guichets fermés. Le c'ur, de chacun des fans des quatre clients en course, bat la chamade. Les images et les couleurs se confondent à la force de la résultante des chiffres et des consécrations depuis le premier but de l'histoire de la coupe d'Algérie inscrit par Saïd Khelil (ES Mostaganem) avant que Benkafi (ESS) n'arrache l'égalisation dans une finale rejouée et, remportée par les Sétifiens par 2-0) jusqu'au dernier but, d'un autre joueur de l'Entente, Benmoussa (2012 contre le CRB), les quatre prétendants ont goûté, chacun d'entre eux, aux saveurs du triomphe. Et si l'ESS (8 coupes) et le MCA (6) sont considérés comme les rois des finales, l'USM Alger a battu le record des finales (16) dont neuf dans l'amertume alors que les Oranais ont soulevé quatre fois le trophée et perdu deux face au voisin tlemcénéen qu'ils viennent d'écarter de la course. C'est dire que Dame coupe reste « égoïste » et n'ouvre ses bras qu'à celui qui consent le meilleur sacrifice. L'USM Alger n'a gagné sa première coupe qu'en 1981 après sept essais infructueux. La galerie mouloudéenne avait même signifié aux fans de Soustara que le trophée portait l'empreinte du transfuge du Doyen, le feu follet.... Betrouni. A Sétif ou à Alger, le coupe s'est drapée du costume d'amants irrésistibles. Dans une réplique d'un confrère, aujourd'hui à la retraite, lors de la neuvième finale perdue par l'USM Alger, il lâcha rageusement « la coupe préfère les « ravisseurs ». D'autres qualifient les lauréats de spécialistes pour ne pas dire les fidèles de la « capricieuse ». Une image « identitaire », voire de dépositaires pour l'ESS et le MCA dès qu'ils sont en finale. Alger chauffe déjà les débats. Et si le ''5-Juillet'' accueillait une 5e finale algéroise ' Les Usmistes ne le souhaitent pas. Les précédentes confrontations n'augurent pas d'un meilleur remake. L'USMA n'aura pas le choix. Ce serait alors Sétif, l'imbattable (comme le MCA) en finale et qui a déjà empêché les Rouge et Noir (1980) de faire la fête. Mais on oublie qu'Oran ne lésine sur rien quand il s'agit de festoyer. Alger, Oran et Sétif, la coupe est bien représentée. En mai, tout est possible. Tout est permis.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : M H
Source : www.horizons-dz.com