Les services vétérinaires aux postes frontières sont en alerte maximaledepuis le 4 août dernier, après avoir été informés de l'apparition de cas defièvre aphteuse au sud de Londres. Tous les produits, animaliers ou autres, enprovenance de la Grande-Bretagne, sont systématiquement contrôlés.«L'Algérie n'importe plus d'animaux vivants et de viande rouge à partirde la Grande-Bretagne, depuis 1996, en raison de la maladie de la vache follequi avait entraîné de lourdes conséquences sur l'élevage britannique àl'époque. Malgré cela, les services vétérinaires sont, depuis samedi, en alertemaximale notamment aux postes frontaliers» : c'est la réponse rassurante duDocteur Abada du ministère de l'Agriculture et du développement rural, contactéhier. Ce dernier a signalé que l'ensemble des services vétérinaires ont étéinformés que le spectre de la fièvre aphteuse a resurgi à Londres, après ladécouverte de cas touchant une soixantaine de bovins d'une ferme située près deGuildford, dans le comté de Sussex, au sud de Londres. Se voulant rassurant,notre interlocuteur a affirmé que les services vétérinaires, notamment ceux despostes frontières ont été instruits pour plus de vigilance et de rigueur dansle contrôle des produits animaliers, ainsi que tous les produits en provenancede la Grande-Bretagne. Autre élément rassurant, le fait que l'Algérie estgéographiquement loin de la Grande-Bretagne, mais le Docteur Abada recommandeplus de vigilance en insistant sur le fait que le virus de la fièvre aphteuseest extrêmement transmissible «le virus se transmet rapidement d'un animal à unautre», a-t-il précisé, ajoutant que ce virus est léger, ce qui facilite satransmission dans l'air. Le Docteur Abada a affirmé, d'autre part, que lesautorités algériennes sont en contact permanent avec l'Organisation mondiale dela santé animale qui avait recommandé à l'ensemble des pays la mise en placed'un système de veille sanitaire. «Nous sommes en contact avec cetteorganisation pour s'enquérir de la situation et pour faire le pointsystématiquement, dès qu'il y a du nouveau», a-t-il indiqué. Notreinterlocuteur a ajouté que les autorités algériennes sont plutôt rassurées,puisque les responsables britanniques sont aujourd'hui plus vigilants, nevoulant plus revivre le cas de l'épizootie de la fièvre aphteuse qui avait faitdes ravages dans le cheptel britannique en 2001.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : M Aziza
Source : www.lequotidien-oran.com