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CANDIDATURE DE BOUTEFLIKA



CANDIDATURE DE BOUTEFLIKA
Après le grand écart, le grand recul. Alors que Amar Saâdani se contentait initialement de donner le président Bouteflika comme candidat du FLN avec la caution des instances du parti ? le comité central, le bureau politique, les mouhafedhs et des élus ?, son discours a vite pris, fort de ses soutiens, des accents de certitude mais le donnant à géométrie extensive et variable. En effet, après s'être assuré, du moins en apparence, de l'adhésion de nombreux cadres à sa démarche, le contesté secrétaire général est allé directement à l'essentiel. Le candidat du FLN est candidat à la présidentielle d'avril prochain. Il l'a martelé plus d'une fois mercredi dernier. Et il en a la certitude. La surprise fut générale, y compris parmi les mouhafedhs invités à une réunion, la seconde en moins d'une quinzaine de jours, qui se veut, dans son optique, une confirmation du rapport de force en sa faveur.Mais il y avait une autre surprise de taille.Ses adversaires annoncent avoir recueilli les signatures et atteint le quorum pour convoquer une session extraordinaire du comité central pour le destituer. Un dilemme ! Comment expliquer que Saâdani a une majorité avec lui alors que cette même majorité aurait signé pour Belayat ' Autrement dit, si les deux camps ont raison, c'est qu'une majorité des cadres sont versatiles. Ce qui a pour effet de rajouter une couche à la confusion ambiante. Confusion que Saâdani refuse de reconnaître et qu'il considère n'existant que dans la tête des journalistes.Interrogé sur les mêmes questions après la rencontre des mouhafedhs, Saâdani va surprendre par son changement de cap pour ne pas dire son revirement. Dans un entretien à TSA, il fait dans la grosse nuance de son propos de la veille. Il revient sur sa confirmation de la candidature de Bouteflika pour l'emballer dans "la large volonté du peuple de le voir se représenter". "S'il n'y a pas une large demande de toutes les couches de la population, il ne se présentera pas", a-t-il dit, en précisant, s'appuyant sur un sondage que la majorité des Algériens voudrait le voir briguer un autre mandat. Et de tenter enfin ce coup pour lui forcer la main : "Même s'il ne veut pas se représenter, en définitive, il va accepter de répondre à l'appel du peuple." Assertion qui tient lieu plus d'un v?u que d'une certitude dont le but est de forcer le Président, malgré lui, à se porter encore une fois candidat. Et il se veut comme argument pour convaincre Bouteflika de continuer.Et de poursuivre dans sa lancée et celle de son argumentaire décousu. "Son état de santé le lui permet", c'est son médecin qui le dit. Quel médecin ' Celui qui a dit que son "état s'améliore", "Il peut donc être candidat", certifie le docteur Saâdani. Il présentera d'ailleurs son certificat médical dans son dossier de candidature, rassure Saâdani qui, cependant, n'est pas si sûr que Bouteflika va se présenter. Il le croit, c'est tout. "Je crois qu'il est candidat, d'abord", dit-il. Où est donc la part de la certitude dans ce fouillis ' Il faudra alors attendre, comme le suggère M. Saâdani, la date butoir du 2 mars pour connaître les véritables intentions de Bouteflika qui est, selon lui, un adepte du suspense qui semble l'avoir, lui aussi, contaminé. Les contradictions en plus.D. B.NomAdresse email


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