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Cadres mais chômeurs...



Paradoxe n «Igli» a à son actif un grand nombre de jeunes de niveau universitaire. Mais nombre d'entre eux occupent des postes temporaires dans le cadre des dispositifs de l'Agence nationale de l'emploi (Anem) ou l'action sociale (DAS).D'autres ont été recrutés par l'unité de production de lait située à l'entrée de la ville. Certains aussi ont été casés au niveau du siège de la commune selon son président, Youcef Djaber. «L'emploi ne dépend pas de nous. Chaque année on recrute une dizaine de jeunes à notre niveau. Nous avons également pu les caser dans la nouvelle structure de l'ADE et bientôt avec l'ONA», nous-a-t-il indiqué. Les jeunes que nous avons rencontrés ont été fermes. Ils veulent des postes d'emploi permanents pour subvenir aux besoins de leur famille. Abdelkrim?est père de 6 enfants : «Je suis marchand ambulant pour subvenir aux besoins de ma famille. Je suis polyvalent. Je peux tout faire. L'essentiel est que j'ai une ressource stable», nous dira-t-il. Dans la rue, on interpelle El-Hadj Belghit qui passait sur sa bicyclette : «Le travail n'existe pas ici pour nos enfants. La majorité bricole seulement. Le plus grand nombre des magasins appartiennent à des personnes venues du Nord comme «Stayfia» (les Sétifiens). Ils ont le sens du commerce pas comme les nôtres. Nous, on se contente de notre agriculture et nos jeunes (fument et bronzent au soleil)», ironise ce vieux âgé de 81 ans qui dit avoir toujours la force de travailler. A part la contrainte du chômage, les jeunes et les sportifs d'Igli, selon le président de l'APC, bénéficient de projets de divertissement sportif à l'image d'une piscine semi-olympique dont le taux de réalisation est de 60%. Elle sera livrée selon lui avant le mois de juin. Le revêtement du grand stade communal est également en cours pour s'ajouter aux 3 autres en gazon artificiel. «La commune bénéficie aussi d'un complexe sportif avec un cybercafé, et une salle omnisports. Pour les 100 locaux commerciaux nous n'avons bénéficié seulement que de 50. Mais la moitié des bénéficiaires ne les ont pas encore», déplore notre interlocuteur. Les enfants nous interpellent dans la rue. Mohamed-Lamine âgé de 12 ans en 2e année moyenne, veut au plus vite l'ouverture de la piscine. Abdelmalek qui passera son examen de 5e année primaire veut un manège et Abdeldjalil son ami veut une moto et des espaces pour jouer.?Souad LabriSanté dites-vous ' Eh bien, il y a manque...l Nous avons passé un moment au sein de la polyclinique d'Igli. C'était lors de la circoncision d'une trentaine d'enfants par le médecin bénévole venu du Nord du pays le Dr Menzou. Le constat est là «il y a manque ici» nous dit une paramédicale. Les doléances des citoyens sont particulièrement axées sur les spécialistes en ORL, orthopédie, ophtalmologie et pédiatrie. Les citoyens se disent las de se déplacer vers d'autres structures très distantes afin de consulter auprès des spécialistes. Ils veulent en avoir dans leur localité avec la prise en compte de la distance surtout pour les malades chroniques. Un citoyen venu pour la circoncision de son fils nous a indiqué que même si certains services sont disponibles, ils connaissent des manques selon lui, obligeant les habitants à un déplacement vers les grandes villes. «Le dentiste existe ici. Mais certains actes ne peuvent pas être fait faute de moyens comme le «plombage». Parfois les deux ambulances de la structure ne suffisent pas pour l'évacuation de plusieurs malades le jour même selon un citoyen qui revendique une grande structure de santé de proximité vu l'augmentation de la population. Ali, le président de l'association locale «Takafoul» nous a fait savoir qu'une maison d'accueil de malades chroniques et de cancéreux sera ouverte à Alger pour accueillir les malades de la localité et leur famille. Le médecin bénévole a selon lui promis de les aider en matière de moyens et de matériel de dépistage du cancer du sein et de prise en charge de certaines maladies. S. L.«Nous avons besoin d'un vrai lycée»l Igli compte 4 écoles primaires, 1 CEM et 1 lycée. Toutes les écoles du cycle primaire sont anciennes, selon Semba Belkacem enseignant retraité. «Les élèves sont contraints de se déplacer à pied avec leur cartable à près de 2 km vers leur seul CEM Bounouar notamment ceux du haï El-Qods et Salem. Nous avons besoin d'écoles primaires au niveau des trois nouveaux quartiers». Igli, selon lui, est classée parmi les 5 premiers en matière de résultats au baccalauréat mais il lui manque un lycée. «Nos élèves ont besoin d'un vrai établissement scolaire du cycle secondaire avec ses laboratoires et toutes les commodités. Ils occupent depuis 1998 un CEM dépourvu de tous les moyens», déplore-t-il s'interrogeant sur le projet de l'unité de santé scolaire non encore lancé à l'instar, selon lui, du projet de réalisation d'un CEM à Mazzer. «Nos 157 élèves sont las de se déplacer quotidiennement vers Igli. Ce projet a été gelé», a-t-il ajouté. Le président de l'APC, Youcef Djaber, nous a confirmé que haï Salem et El-Qods distantes de la ville ont besoin d'écoles primaires. «Nous avons?demandé l'ouverture d'annexes. Mazzer qui est distante de 14 km d'Igli a le transport scolaire vers le lycée et le CEM». S. L.


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